dimanche 23 mars 2014

Mériph

Bon, voilà... Je suis en train d'écrire une nouvelle (que je garde un peu trop pour moi je pense) et j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez ! Elle est un peu longue et elle n'est pas encore finie...
Enfin bref...
Merci d'avance !

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Mériph




J'eteignit ma lampe. Quelqu'un était là...



Ses yeux violets percèrent l'obscurité. L'intensité de son regard me fit frissonner. Elle me prit par la main et murmura :

  • Viens, il faut qu'on parle.

Et elle m'entraina à sa suite. Elle marchait furtivement, avancant d'un pas léger. Elle semblait sautiller par petits bonds... J'entendais les bruits de ses pas sur le sol rocheux...

Au bout d'un moment, je la perdit de vue. L'obscurité commenca à m'envahir doucement et je sentis les tenèbres m'engloutir. Je perdis l'equilibre dans ce noir infini en trébuchant sur une pierre.

Elle était ma lumière dans ce monde. Mon soleil... Je chuchotai :

  • Brume ?
  • Je suis là, me répondit elle en m'efleurant l'épaule. Suis moi.

Et la marche reprit. Une légère aura violette émanait de ses yeux et ainsi, il me permettait de la suivre.

Brume est une fille de la Nuit. Elle rêve depuis toujours de voir le soleil mais elle ne le peut pas. Les gens du Jour, ceux qui habitent là haut disent que les gens des Tenèbres sont fait pour rester dans l'obscurité. Mais pour moi, Brume n'est pas une fille des tenebres, comme ils les appellent, là haut. Brume est une fille de la Nuit. Elle est ma Lune, mon étoile...

Elle a aussi, comme toute les autres créatures de son espece les yeux d'un violet profond qui brillent dans le noir. Les gens des Tenebres ont la capacité de voir dans l'obscurité. C'est en partie pour cela qu'on les craint, là haut, dans mon monde. Brume dit que je suis different des autres. Elle dit que je ne leur ressemble pas. Mais je sais aussi qu'elle a peur. Cette angoisse fait partie d'elle a présent et je ne peux rien faire pour la lui arracher. Elle a peur des gens du Jour qui envahissent son monde, à la recherche d'or, et de pierres precieuses. C'est comme cela que nous nous sommes rencontrés...

Sa voix cristalline perca le profond silence qui nous entourait :

  • Nous sommes arrivés !

Et elle poussa la lourde porte de fer.



J'actionnai ma petite lampe qui gresilla quelques instants avant d'eclairer nos visages. Brume souriait. Comme toujours. Malgré sa condition de vie, ce sourire ne la quittait jamais.

Elle tendit les lèvres et je répondis à son appel. Ma bouche s'ouvrit à elle et elle entoura mes épaules de ses bras. Je passais ma main dans ses cheveux, demelant ses longues boucles brunes. Nous nous separâmes, souriants. Elle vint se blottir contre moi et j'éteignis la lampe en expliquant :

  • Mes batteries sont presques vides...

Un silence derageant s'installa par la suite. Je me decidai à le rompre :

  • De quoi voulais tu me parler Brume ?

Elle tortilla nerveusement les mèches de cheveux et lacha :

  • Je veux voir le soleil.

Elle fit une pause et continua :

  • Mais pas seulement toi, me le racontant. Je veux le voir de mes propres yeux !
  • Tu sais bien que c'est impossible. Vos pupilles sont bien trop sensibles et les rayons du soleil te rendrais aveugle ! Et votre peau nacré serait consummée par les radiations de cet astre. Je ne veux pas te perdre...
  • Je me fiche de se que content les gens du Jour ! Ils veulent simplement nous effrayer, pretendant que notre race ne serait pas capable de vivre dans la lumière et que les tenèbres nous conviendraient beaucoup mieux ! La verité doit être éclairée ! Leurs paroles ne sont que mensonges. Je veux voir le soleil. Repeta t-elle.
  • Brume...

Elle m'enlaca tendrement et embrassa mes lèvres. Je continuai :

  • Notre amour est interdit.
  • Je le sais, souffla t-elle.
  • Te faire monter là haut est interdit, repris-je.
  • Je le sais...

Elle s'allongea sur le lit à mes cotés. Je chuchotais :

  • Brume, je ne peux pas t'emmener là haut, avec moi. Tu dois en etre consciente !

Son corps fut secoué d'un leger frisson. Une larme coula le long de sa joue :

  • Fais le pour moi... s'il te plait.
  • Brume... Te faire monter là haut entrenerait surement ta mort et celle de ma mère, pour viol des lois...
  • Dans quel monde vivons nous ?
  • Un monde auquel il faut nous habituer.
  • Ta voix est celle de la sagesse, la mienne n'est que souffrance.
  • Si cela ne tenait qu'à moi, je braverais mille dangers pour que tes yeux puissent profiter de la clareté du soleil ! J'y reflechirais et demain je te donnerais ma réponse.
  • J'ai eu tellement de chance de te rencontrer...
  • Brume, tu sais, le soleil, là haut importe peu. Car tu es mon soleil. Le soleil de ma vie. Celui qui réchauffe mon coeur, chaque jour, celui qui...
  • ... Je voudrais le voir avant de dire cela, renifla t-elle.
  • Brume... Je t'aime.

Elle essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et me répondit :

  • Moi aussi.

Et nous nous endormîmes, lovés l'un contre l'autre, tel le soleil et la Lune.

Eclipse...



Je me suis reveillé quelques heures plus tard. Brume dormait encore, plongée dans un profond sommeil. Je m'approchais de son front et y déposais un baiser. A travers sa somnolance elle me répondit par un petit sourire. Je lui rendis bien qu'elle ne puisse pas me voir et je suis sortitsdans l'obscurité. J'actionnai ma lampe.

[17 Wolt]

Il fallait faire vite. Un faible halo éclairait ma route, tandis que je traversais les couloirs de roches, recherchant la sortie de ces mines. Au bout de quelques minutes, ma marche toucha à sa fin.

J'entrepris de grimper sur l'échelle avec rapidité.

Un barreau, deux, trois...

Je comptais... Je devais compter, car une fois passé les 286 barreaux, il me faudrait stopper ma grimpée ou alors, la lourde trappe de pierre m'assomerais et la chute me serait fatale.

Cent dix, cent onze, cent douze...

La temperature commenca à se rechauffer et je l'accueillis avec joie !

Deux cent quarante six, deux cent quarante sept, deux cent quarante huit...

Je sentais mes doigts se crisper sous l'effort, mes membres engourdis prets à lacher à la moindre petite erreur...

Deux cent quatre vingt quatre, deux cent quatre vingt cinq, deux cent quatre vingt six.

Je stoppais ma montée. La trappe de pierre était juste au dessus de moi. Je lachais une main en tatant la roche. Je ne m'étais pas trompé. Je pris une pierre qui pendait à ma ceinture et tapais trois petits coups rapides pour signaler au gardien que quelqu'un était au dessous. Puis je frappais six coups lents puis deux rapides, une pause de trois secondes, ensuite dix coups rapides et pour finir deux coups longs. Le code était terminé. Le gardien allait m'ouvrir...

Tout d'abord, une attente qui me parut interminable me fit douter. Et si je m'étais trompé ? Et si le gardien ne m'avait pas entendu ? Peut etre allait il ouvrir d'un coup la trappe de pierre et me tirer une balle dans la tête. Les gens des Tenebres qui essayent de passer cette frontière mortelle n'en réchappent pas. Peu ont tenté l'experience, mais les quelques uns qui ont eu assez de culot pour venir frapper à la pierre n'ont trouvé que la mort. Une mort rapide avec une chute, l'accompagnant. Je ne veut pas finir comme eux. Je ne veut pas faire souffrir Brume. Je sais qu'avant, elle a de nombreuses fois tenté de se suicider. Je sais que si je meurt, elle montera aux barreaux de fer et qu'elle y frappera la mort. Je ne veux que son bonheur...

Un claquement sec me fit comprendre qu'on allait m'ouvrir. Sur la lumière, ou les tenèbres...

Une angoisse permanante à chaque remontée pour les mineurs, comme moi. Beaucoup de mes camarades sont mort de cette facon. En se trompant de code, par étourderie. Les gardiens sont sans coeur ni âme, ils n'hésitent pas une seconde, ils tirent. Ils detestent prendre des risques inutiles, on me la apprit lors de ma formation.

La trappe s'ouvrit. Tout d'abord, la lumière me fit vaciller puis je me redressai. Aucune arme à feu dans ma direction. Je pouvais y aller. Je me hissais avec l'aide de mes dernières forces, hors du trou béant. Le gardien ne me fit aucun sourire, mais cela m'inpportait peu. Je poussais la porte après une longue et ennuyante verification des papiers, des empreintes digitales et de la salive. Je detestais particulierement cet examen qui consistsait à laisser le gardien manipuler sans ménagement ma bouche pour en extraire une goutte de salive toute fraiche au fond des amydales.

L'Armée Rayonnante avait donc si peur. Peur que les Gens des Tenebres envahissent leur territoire, au point de faire passer à tout les mineurs plusieurs tests d'entrée et de sortie. N'avaient ils pas prédis que le Soleil serait fatal à la population des Tenebres ? Pourquoi s'inquiter de la sécurité des gens du Jour si le soleil se chargerait de les faire disparaitre ? Pourquoi tant de questions qui resteront sans réponses... Pourquoi tant de mystères ?



Je traversais les rues sans hate, avec lenteur et tristesse. Quelques enfants passèrent près de moi en courant. Leurs éclats de rires me firent frémir. J'étais comme eux, avant. Insouscient et naïf, persuadé que le monde serait toujours parfait, que sur la Terre, l'égalité regnerait toujours en maitre. J'étais un enfant... On ne m'avait jamais expliqué les grandes choses de la vie. On ne m'avait jamais conté cette réalité là. Des hommes, vivant dans les tenèbres... Des hommes qui n'avaient jamais vu le soleil et qui ne le verrait jamais. Des hommes condammnés à mourir sous la Terre... Certains trouvent le bonheur. Brume dit qu'elle l'a trouvé, avec moi. D'autres ont quitté cette vie passée à le rechercher sans la moindre notion de ce sentiment.



J'entrais dans une boutique pour y acheter un peu de nourriture. Le marchand m'adressa un joyeux sourire auquel je ne répondit pas. Cette envie que Brume avait me préoccuppait...

Je pris un sachet de petits pois surgelés et des pates à réchauffer. Je tendis au vendeur un bout de pierre précieuse que j'avais trouvé ce matin en retournant à la pelle, la terre de mines. Puis je sortis de la boutique.



Un vent doux vint ballotter mes mèches de cheveux qui me pendait sur les yeux. A coté de l'allée, plusieurs femmes bavardaient gaiemment et s'esclaffaient de temps en temps. Un homme passa près de moi, quelques pièces à la main. Il abordait un air joyeux et je ne pus m'empecher de partager sa joie. Tout le monde semblait heureux, ici. Tout le monde semblait...

Un gamin passa près de moi en courant. Il tenait à sa main quelques billets, de quoi acheter un repas pour deux personnes.

Des bruits de pas parfaitement synchronisés...

Des bruits d'armes qui s'entrechoquaint avec un fracas assourdissant...

L'Armée Rayonnante.

L'Armée de Astre.

Astre, celui qui règne en Maitre sur notre monde.

Astre, celui dont l'identité restera à jamais inconnue.

Astre, celui que tout le monde craint.

Astre le roi...

Les soldats de notre roi poursuivirent le voleur pendant une dizaine de mètres avant de le mettre à terre et de lui arracher les billets de la main. Ils lui tordirent violamment le bras et le fautif poussa un cri de douleur. Les hommes de l'Armée commencèrent à le tabasser dans le dos, tandis que le malheureux gisait à terre, des larmes de sang aux yeux. Et moi, petrifié au milieu de l'allée, sans le courage d'intervenir, les joues rouges de honte. Je fit demi tour en tentant tant bien que mal d'oublier cette horrible scène, mais le visage tordu de douleur du jeune garçon restait implanté dans mon faible esprit. Comment pourrais je permettre à Brume de voir le soleil si je ne trouvais même pas le courage d'aller secourir ce pauvre malheureux qui ne recherchait que la survie de sa famille. Le monde est rempli d'egoistes... J'en fais parti. Je ne suis pas différent des autres. Je ne suis pas different des soldats de l'Armée Rayonnante...



J'aurais pu m'engager dans les rebelles... Mais mes amis ont toujours dit que cela n'en valait pas la peine. Ceux qui se comportent bien sont laissés tranquilles. Ceux qui se comportent mal, souffrent. C'est comme ça, qu'ils disent. Les gens des Tenebres sont nés ainsi et mourront ainsi. Des leçons que nous apprennons dès l'école primaire... Mes amis disent, qu'après tout, si on raye de ce monde tout ceux qui volent, cette Terre est parfaite. Ils savent que cela est faux, mais c'est un discours que les enfants de riches doivent tenir. Leurs doyens n'ont jamais travaillé. Ils n'ont jamais sué gouttes et sang pour pouvoir se nourrir. Ils ne nous comprennent pas, nous les pauvres.

J'appartient à cette classe. C'est comme ça. Les pauvres travaillent et les riches en profitent. Mais je peux m'estimer heureux d'être né sous le soleil. Certains vivent dans l'ombre sans que personne ne les ait vus, tout le monde les craints...



Et puis, un jour, j'ai du faire un choix...

L'engagement dans l'Armée Rayonnante, ce qui m'aurait permit une vie sans avoir à me tracasser de mes finnances car Astre fournit à tout ses soldats un logement et de la nourriture, mais, les hommes du roi ne peuvent épouser de femmes et avoir des enfants. Les hommes du roi ne connaitront jamais le bonheur de l'amour...

Ceux qui ne veulent pas devenir soldats travaillent dans les mines. Je ne regrette pas ce choix.



Je poussais la porte de notre maison. Ma mère ne dormait pas, j'entendais sa respiration saccadée et pénible. J'allais chaque matin lui acheter des médicaments, mais elle ne les prennait pas. Ils reposaient sur sa table de nuit, empilés les uns sur autres. Je m'approchais d'elle. Elle avait les yeux crispés, recherchant l'obscurité. Elle remua le bras et aggrippa ma main en murmurant :

  • Tu es rentré...
  • Oui mère. Je suis là. Vous n'avez pas pris vos médicaments, et il en est encore temps.

Elle souffla bruyamment et répondit en chuchotant :

  • Cette vie que je mène m'insupporte.

Elle fut ensuite prise par une longue et violente quinte de toux accompagnée par de léger grognements. Elle ferma les yeux et se retourna, face au mur. Je savais qu'elle ne voulait plus me parler. En guise de signe d'affection, je lui effleurais le dos en sortant de sa chambre.

En poussant la porte, sa respiration retomba d'un coup. Elle s'était endormie...

Alors, mon envie fut trop forte et je ne pus la contenir. Je me dirigeais sur la pointe des pieds jusqu'a sa table de chevet et je prit doucement le carnet qu'elle cachait dessous. Je l'avais lu quelques fois, mais la honte ne m'avait permis de continuer. Sans reflechir je ressortis de la chambre de ma mère, son journal sous le bras.

Je m'allongeais sur mon lit, la tête calée sur mon oreiller et j'ouvris precieusement le petit carnet. Sa couverture était usée et son ornement de fer, completement rouillé. Une page s'arracha du livre lors de son ouverture. Je la déchiffrais avec lenteur :

Journal d'Yvette Renet

Le nom de jeune fille de ma mère... Je déposais attentionement la feuille sur un coté de mon lit avant de me plonger dans la lecture du carnet :



15 juillet 2743

Il fait froid, dehors, et il pleut aussi.

Je m'ennuyais, toute seule, à l'intérieur de notre maison, alors j'ai décidé d'écrire à quelqu'un. Je ne sais pas encore à qui, peut etre au lecteur de ce journal ? Au fond, peut m'importe. T'écrire me permet de faire passer le temps.

Hier j'ai rencontré un homme. Il m'a parut souriant... Il était gentil et je sens qu'il m'a attiré. D'après mes parents, il appartient à une classe pauvre et ce serait une mauvaise chose que je me marie avec lui. Mon père veut que je me trouve un homme, de classe moyenne, peut importe l'amour que je lui porte... J'aimerais bien, mais mes frequentations ne dépassent pas celles du travail. Il n'y a que lui, cet homme... Je l'ai rencontré dans la rue. Il a marché à mes cotés quelques instants avant de me saluer. Puis nous avons bavardé, de longues heures durant. Il m'a beaucoup parlé de lui, et de sa lutte pour l'égalité. Et il m'a aussi parlé des gens des Tenèbres, en bas. Je pense qu'il m'a ouvert les yeux sous un monde nouveau. Pas celui que je revais chaque jour, ou le bonheur regnait en maitre, malgré l'inégalité qui reposait sur cette Terre. Avant de me quitter, il m'a demandé mon nom. Le rouge m'est monté aux joues et j'ai bafouillé :

  • Yvette... Yvette Renet.

Et lui m'a murmuré qu'il me dirait son nom, lors de notre prochaine rencontre.

Depuis, je ne pense qu'a lui, qu'à notre prochain rendez vous...



16 juillet 2743

Il s'appelle Mériph...



28 juillet 2743

Je crois que je suis amoureuse.



31 juillet 2437

Je ne crois plus que je suis amoureuse. J'en suis sure.

Peut importe ce que diront mes parents. Je l'aime, alors je passerai le reste de mon existence à ses cotés.



5 aout 2437

Mériph m'a embrassé. C'était dans un petit endroit ensoleillé, à l'ombre des regards indiscrets. Il s'est penché à mon oreille et m'a murmuré :

  • Je t'aime...

Puis il m'a embrassé. Ce fut un moment plein de douceur et de tendresse... Un moment où je me suis sentie aimée...



Je fit une courte pause puis j'ai tourné les pages pour lire la dernière.



23 fevrier 2740

Mériph est parti. Pour me protéger... Il s'en est allé, par delà le desert de Sable, dont nul n'est jamais revenu. Il m'a dit, avant de parti, que si la vie existait, là bas, il reviendrait me chercher, moi et lui. Notre enfant.



23 mars 2740

Notre enfant est né. Il a vu le jour dans une petite chambre, à l'abri des regards insoucients. Il a poussé son premier cri, et je l'ai aimé...

Mon Mériph.



J'ai refermé le journal d'un coup sec. Mon père s'appellait Mériph. Comme moi... Et ma mère qui se raccrochait avec faiblesse à ce maigre espoir de voir son amant revenir la chercher. Les légendes sont nombreuses au sujet du désert de Sable. C'est un endroit mystérieux...

Une idée a commencé à germer dans mon esprit. J'ai fermé les yeux pour voir à travers mes rêves, ce projet prendre forme. Le sommeil ne tarda pas à me rattrapper et je me suis endormi, le sourire aux lèvres.



La maison était silencieuse à mon réveil.

Un peu trop silencieuse...

Je me precipitais dans la chambre de ma mère :

Les médicaments ne reposaient plus sur la table de nuit.

Elle les avait tous pris. D'un seul coup...



Elle avait les épaules basses et les traits détendus. Il me semblait qu'elle dormait encore. Pourtant... La mort était venue la chercher cette nuit. La mort l'avait cueilli...

Ses lèvres affichaient un léger sourire, que je percevait presque arrogant. Elle semblait heureuse. Heureuse d'avoir enfin mis fin à sa vie, à sa douleur, à sa souffrance... Heureuse de pouvoir à présent, dormir pour l'eternité.

Mais les larmes ne venaient pas. Mes yeux restaient neutres et durs comme la pierre.

Je n'arrivais pas à pleurer. Celle qui m'avait donné la vie était morte... Pourtant, les larmes de venaient pas.

Je m'approchais d'elle encore un peu plus, pour toucher son visage glacé. Elle avait les mains jointe sur sa poitrine et au centre... Une lettre.

Elle ne m'avait pas oublié. Elle m'avait écrit. Elle avait peut etre pensé à moi.

Je pris la feuille de papier et dechiffrais avec peine l'écriture tremblante de ma mère :



Mériph, mon amant.

Je t'ai aimé et je t'aimerai toujours. Ton fils te ressemble tellement... Il lui manque seulement, ce désir de liberté que tu avais... Il porte ton nom, notre enfant. Je l'aime, sans pouvoir lui montrer. Je l'aime et je souffre... Peut etre que ma mort ne lui fera rien. Peut etre a t-il besoin d'un père, amant. Je n'ai pas été assez forte et j'assume mes faiblesses. Est ce cela, le courage ? Me tuer avec des médicaments que notre fils avait acheté pour me guérir ? Non... Je n'ai pas de courage, mais je t'aime encore, à travers ma mort prochaine.

Yvette ton amante



Mériph, mon fils,

Je sais que tu as lu, ce soir, mon journal. Je sais que tu as besoin de me comprendre...

Tu veux savoir pourquoi je demeure terne avec toi, pourquoi je ne te montre aucun signe d'affection...

Je ne sais pas...

Je voudrais te prendre dans mes bras, te serrer pour te prouver mon amour, pourtant, je ne le peux pas. Peut etre ai-je peur que tu me rejettes...

Mais sache mon fils que je pense à toi.

Ensuite, je ne veux pas que par ma faute, tu te sentes obliger de repousser à plus tard tes prochains projets. Vis pour les vivants, pas pour les morts Mériph.

Je t'aime.

Yvette ta mère



Mes yeux se remplirent de larmes.

Et je pleurais sans retenue sur le corps sans vie de ma mère.

Elle ne m'avait pas oublié... Elle avait pensé à moi...

Elle m'avait aimé.

J'eus envie de crier, de hurler mon amour pour elles mais les larmes me firent suffoquer. Alors je suis resté là, secoué de tremblements, la tête sur la poitrine de celle qui m'avait aimé, qui m'avait nourrie, qui m'avait donné la vie...

Je pris la lettre dans une main et le carnet de l'autre et les ai mis dans une de mes poches.

En souvenir de ma mère...



Le soleil s'est levé par delà l'horizon. Un rayon a penetré dans la chambre et a envelloppé ma mère d'une aura de lumière. Je me suis relevé et j'ai entouré le cadavre de ma mère d'un drap immaculé. J'ai déposé un baiser sur son front avant de recouvrir son visage.

Puis je suis sorti dans la rue.



J'avais besoin de voir quelqu'un. Un ami...

Je suis allé toquer chez Hiérald, un enfant de riches. Nous nous sommes rencontrés dès l'école primaire et depuis, nous ne nous sommes jamais quittés.

Il m'ouvrit la porte dun air ensommeillé :

  • Mériph ?
  • J'ai besoin de toi...

Il m'invita à rentrer, intrigué. Nous nous insallâmes sur son lit et il me chuchota :

  • Vas y, tu peux tout me raconter, mon vieu. Qu'est ce qu'il se passe ?
  • Ma mère est morte...

Il ouvrit la bouche, puis la referma pour marquer son etonnement.

  • Toutes mes condoléances, vieu !
  • Merci Hiérald.

Il hocha la tête.

  • Tu veux que je t'aide à préparer l'enterrement ?

Devant ses yeux sincères, je me décidai à tout lui raconter. Mon amour pour Brume, fille de la Nuit, son envie de voir le soleil, la lettre de ma mère... Et puis ma decision. Aider Brume à voir le soleil pour s'enfuir par le désert de Sable comme l'avait fait mon père.

Hiérald détourna le regard et murmura presque pour lui même :

  • Tu es fou...
  • Tu es mon ami, Hiérald... Je t'en supplie. Aide moi !

Il sembla hésiter un peu avant de répondre :

  • Que veux tu que je fasses ?
  • Occupes toi de l'enterrement de ma mère. Tu dois trouver cela lâche d'abandonner ainsi son parent, mais elle m'a dit, dans...

Ma voix se bloqua et les mots restèrent coincés dans ma gorge. Mes yeux se couvrirent de larmes... Hiérald hocha la tête :

  • Je le ferais, vieu. Mais fais attention à toi. Je veux te revoir, vivant.

Il me prit dans ses bras et je sut que l'on ne se reverais plus jamais.

  • Maintenant va, déclara t-il. Va ta vis ta vie, mon frère.

Sur ces derniers mots, je sus qu'il ne me trahirait pas. Je lui faisait confiance...

  • Adieu Hiérald, mon frère.

Et je repoussais la porte pour retrouver Brume.



Elle m'attendait, en bas de l'echelle, cachée dans un recoin. Je l'éclairais mais elle se recroquevilla sur elle même. Elle me prit par la main et m'entraina à sa suite. J'éteignis ma lampe... Au bout d'un moment elle s'arrêta et se retourna vers moi. Elle déposa au creux de ma main quelques pierres.

  • Nous aurons plus de temps...

Je lui fis un sourire reconnaissant avent de lui demander :

  • Où les as tu trouvées ?
  • Un jeune mineur les avait laissé tomber par terre. Je l'ai appellé pour lui rendre ses pierres mais il a craché par terre en jurant et en me traitant de créature de l'Enfer. Puis il m'a crié de déguerpir pour ne jamais revenir. Alors j'ai gardé ce butin qui ne me servirait à rien de toute façon pour te le donner.
  • Merci...
  • J'espère que je pourrais te remercier, moi aussi, toute à l'heure.

Je savais où est ce qu'elle voulait en venir.

  • Attend un peu...

Alors elle se mit à courir à travers les allées rocheuses. Je m'étais toujours demandé comment faisait elle pour se retrouver dans ce dédale mineux. Elle arriva enfin devant la porte de sa chambrée. Une lourde trappe de fer juste devant. Elle la poussa de toutes ses forces avant de la faire glisser pour pouvoir penetrer à l'intérieur.



Elle sauta sur son lit et demanda automatiquement :

  • Tu vas m'emmener voir le soleil ?

Je marquai une longue pause. Brume attendait, l'espoir aux yeux. Je pris une inspiration et déclarai tout haut ce qui me déchirait le coeur chaques minutes, chaques secondes :

  • Ma mère est morte.

Doucement, ma dulcinée m'enlaça et je me laissais faire. Les larmes coulèrent lentement sur mes joues, s'étalant sur la peau nacré de ma promise. Brume me laissa pleurer. Elle ne dit rien et je remerçiait son silence.

Quand les larmes cessèrent de couler, je me détachai d'elle. Le rouge me vint aux joues. Je sentais un sentiment de honte m'envahir...

  • Moi aussi, j'ai perdu ma mère, murmura Brume. J'ai beaucoup pleuré... Il ne faut pas avoir honte, Mériph.
  • J'ai honte parce que... je l'ai abandonné, toute seule, sur son lit de mort pour te rejoindre.
  • Les morts appartiennent aux morts. Tu ne pourras pas faire revivre ta mère, mais pour les vivants, tu le peux. Tu n'es pas obligé de me donner ta réponse tout de suite, tu sais.
  • J'ai déjà choisi... Tu veux savoir ?
  • Oui, dit elle d'un son à peine audible.
  • Je t'emmenerais voir le soleil.

Elle sauta dans mes bras et m'embrassa passionemment. Elle laissa éclater sa joie et son bonheur dans notre profond baiser. Nos lèvres dansaient en une ronde silenciencieuse

  • Quel est ton plan ?
  • Je monterais aux barreaux de fer pour neutraliser le gardien, mais je n'aurai que très peu de chances de réussite. Si le trappe s'ouvre, tu pourras monter. Ce sera le signal, d'accord ?

Elle acquiésa, passionnée. Je continuai

  • Ensuite, nous nous cacherons dans ma maison. Je t'explquerais la suite plus tard si tu le veux bien.

Elle hocha la tete et se releva :

  • Nous partons ?
  • Oui. La liberté nous appelle.



Brume attendrait.

Elle attendrait la mort du gardien, ou la mienne.

Je savais que je ne pouvai réussir, mais il le fallait. Pour elle...



Ma montée fut relativement rapide. Peut être parce que la mort était proche...

Plus sue quelques barreaux... Stop.

Je m'arêttais et pris ma pierre pour y taper le code.

Puis j'attendis patiemment. Je savais ce que je devais faire.

Le gardien ouvrit la trappe. Il s'étonna avant de me laisser monter :

  • Déjà ressorti ? La chasse a été bonne ?

Je hochai la tête en lui présentant les pierres précieuses que Brume avait trouvé. Il les observa avec méfiance et me fixa longuement. Je devais passer à l'attaque.

Je me projettai sur lui avec souplesse et lui assenais un violent coup dans la poitrine. Il perdit l'equilibre et tomba sur le sol. Je lui décochais un autre coup dans la tête mais il para mon attaque et se redressa rapidement. Je foncais vers lui mais il sortit de derrière son épaule une arme à feu. Devant mon impuissance il afficha une mine réjouie :

  • Vois-tu... On m'avait prévenu !

Il me fit tomber au sol en me projettant avec l'aide de son fusil d'arson.

Hiérald...

Hiérald avait informé son père, qui, en tant qu'homme riche en avait parlé à Astre.

Ma vie n'était que trahison et mensonge.

Hiérald, mon ami, mon frère... m'avait menti, trahi !

Mais je ne pouvais pas me laisser abattre. Je ne pouvais pas échouer.

Brume m'attendait, en bas, l'espoir en elle.

Je me redressai, malgré mes articulations douloureuses et fit fasse au gardien. Il m'ordonna de lever les bras en l'air et je m'executais à contre-coeur. Il s'apporcha de moi et se pencha à mon oreille. Je sentais son haleine putride dans mon cou et je ne pus retenir une grimace de dégout. Il me murmura :

  • Tu m'as frappé...

Je fermai les yeux quelques instants pour reprendre mes esprit puis je rabbatais ma tête en arrière et frappai ainsi son front. Il tomba à la renverse et j'en profitai pour lui arracher son arme des mains. Il me fit résistance alors je lui envoyais un coup de pied dans la figure. Il s'étala sur le sol.

Je pointais son fusil vers lui. Il chevrota :

  • Petit, ne fais pas de betises...

Pour toute réponse je lui arrachai un bout de veste que je placais dans sa bouche. Il commença à crier mais n'en ressortit que de faibles gémissements, étouffés par le tissu.

J'armais le fusil et tirais dans sa jambe pour être sur qu'il soit hors d'état de nuire. Il hurla mais ses cris ne franchirent pas le morceau de vetement placé dans sa bouche. Il me lança un regard haineux avant de s'écrouler sur le sol.

Le sang coulait lentement le long de sa cuisse et je me détournais pour me diriger vers la trappe de fer. Je l'entrouvis avec précaution et allumai ma lampe torche pour la diriger dans ce trou qui me paraissait, d'ici, sans fin. Et puis j'attendis.

Cela me paraissait long. Affreusement long...

Enfin, une ombre se détecha du décor. Je plissais les yeux pour tenter d'y retrouver les traits de celle-ci, mais je n'y parvint pas. La silhouette gravissait les barreaux avec facilité et légéreté, se rapprochant toujours plus.

Sans trop réfléchir, je brandis ma lampe sur l'ombre et elle éclaira son visage.

Brume...

Elle lacha une main pour se protéger et manqua de tomber à la renverse. Je ne pus retenir un ridicule petit cri d'effroi qui fit la glousser. Elle ne tarda pas à me rejoindre, le sourire aux lèvres :

  • C'était... waa. A la fois terrifiant et impressionnant, je sentais que cette grimpée me permettrait de toucher le soleil. C'était... Je n'arrive pas à trouver les mots pour décrire cette étrange sensation, un mélange de peur, d'angoisse, mais aussi de satisfaction...

Elle regarda le corps inanimé du gardien et elle ouvrit la bouche, sans crier toutefois. Elle serra mon bras très fort et baissa la tête :

  • Mériph... On y va ?
  • Oui, il faut que nous nous depechions. Cet homme m'attendait. Il savait que j'allait te faire sortir.
  • Mais comment, s'étonna t-elle.
  • Mon meilleur ami m'a trahi...

Je la tirais derrière moi et elle me suivit, effrayée. Nous poussâmes la porte quand une dizaine de soldats penetrèrent dans la pièce, sortant de la porte de derrière. Je poussais Brume devant moi et claquai la porte. Je placais ensuite une longue latte de bois qui jonchait le sol pour stopper un petit moment les soldats de l'Armée Rayonnante.



Brume avait déjà ouvert la porte suivante.

Sur le soleil...



Elle s'arrêta de courir et leva les yeux au ciel. Elle murmura :

  • Il ne me fait rien...

Elle resta ainsi, le regard droit sur le soleil :

  • Il est si beau... Il brille, il...
  • Brume !

Elle se retourna lentement vers moi, affichant un regard désobligeant :

  • Laisse moi ! Lacha t-elle.

Et elle retourna à sa contemplation.

  • Non.

Mon ton ferme la fit se retourner à nouveau. Son regard avait changé. Ses pupilles semblaient moins mauves, elles étaient d'un rose plus pâle...

  • Mériph... Je ne vois plus.
  • Viens Brume. Prend ma main et cours. Peut-etre auras tu une chance de revoir le soleil si nous nous depechons.

Elle serra mon bras et je l'entrainait dans une course folle à travers les rues de ma ville. Un seul but.

Le désert de Sable.

Une fois là bas, les soldats de l'Armée Rayonnante nous laisserons tranquilles. Encore faudra t-il passer les frontières...



L'Armée d'Astre était à nos trousses. Les cris des villageois, des pietinements, des entrechoquements d'armes... Ils venaient pour nous. Ils venaient pour nous arêtter.

Je n'avais jamais pensé à ce qui se passerait si nous nous faisions prendre et je ne voulais pas y penser. Penser à la mort ne m'aurait rien apporté. Juste du temps perdu.

Ils allaient bientôt nous rattrapper. Notre seule chance était de se cacher : j'entrainais Brume à ma droite et nous nous sommes allongés dans la boue. L'Armée ne tarda pas à arriver.

Ils étaient une dizaine, tout au plus. Mais ils nous auraient eu si nous ne nous étions pas jetés dans un coin, roulés dans la boue. A coté de moi, Brume gémit :

  • Mériph... Je suis désolé.
  • Ce n'est pas grave, tu sais. Tu t'es laissée emportée, le soleil t'as séduit, il...
  • Il m'a pris la vue, sanglota t-elle.
  • Non. Il n'est pas encore trop tard. Tu pourras peut-etre le revoir. Attends, laisse moi te soigner.

Elle hocha la tête et j'arrachai un bout de tissu qui trainait dans ma poche de veste. Je le placai sur ses yeux et elle se laissa faire.

  • Mériph... Tu crois que les gens du Jour avait raison. Que le soleil est mauvais pour nous ?
  • Non. Si tu regardes trop longtemps le soleil, ses rayons te prennent la vue. Mais tu ne l'as pas trop regardé. Il y a donc un espoir de guérison.
  • Je vois blanc. Du blanc à l'infini... Cela me change du noir.
  • Si tout se passe bien, le blanc va devenir gris, puis noir. Tu me préviendras quand le processus se mettre en marche.

Elle acquiésa et murmura un faible "merci".



Nous avons repris la route, preferant passer par les petites ruelles, de peur de croiser un commendot de l'Armée. Brume faisait l'objet d'un grande attention, pour sa peau immaculé et ses cheveux d'un noir profond.

Le soir, nous nous sommes reposés chez un vieil homme de confiance, qui avait decrété vouloir en savoir un peu plus sur ma promise. Je lui contais, sans trop de détails, l'histoire de Brume : ses origines, son envie de voir le soleil et sa fascination pour lui.

L'homme me fit un discret sourire avant de me remercier. Je sentis qu'il me glissai un bout de papier dans la poche. Je hochai la tête pour lui faire comprendre que je l'avais vu et il me raccompagna jusqu'à la porte de notre chambre.

Brume dormait déjà, après un délicieux repas préparé par notre hôte. Je pris la petite feuille entre les mains :

"Petit,

Ton histoire m'a touché est c'est pour cela que je la laisserai partir avec toi.

Le monde a oublié notre religion, Astre nous a fait enfermer, mais nous sommes là pour le faire ressortir des tenèbres...

Ta fiancée est une descendante de fidèles de ce culte.

Je n'ai pas le droit de te laisser l'emmener avec toi, mais si je la convertit, l'amour n'aura plus de place dans son coeur.

Mon rôle est de diffuser nos idées, et surtout... notre passé.

Notre histoire est longue, et je ne peut te la conter entièrement. Mais sache, qu'il y a encore quelques siècles de cela, la vie n'était pas séparée ainsi...

Lorsqu'Astre nous a fait enfermer dans les profondeurs de la Terre, de nombreux fidèles ont fui par ce fameux désert de Sable. Nul n'est jamais revenu...

Ne me pose pas de questions mais si un jour, l'envie te prend de nous rejoindre, (pour savoir...) contacte moi.



Firmen"



Je fus pris d'un vertige et je dus fermer les yeux pour me calmer.

Tout ce que l'on m'avait appris à l'école était donc effroyablement faux. Les gens des Tenèbres n'avaient pas toujours été vécu la Terre ? Brume était une descendante de fidèles d'un culte que je ne savais rien ? Et Astre ? Quel rôle avait il pu jouer dans cette... séparation.

Je m'étendis sur le lit et j'observai Brume, qui dormait près de moi. Lui dire ce que je savais ne ferai que l'inquieter... Mais garder pour moi ce trop lourd secret me semblait... impossible. J'aurais tant voulu oublier. Oublier ce que j'avais lu. Oublier qu'un espoir s'ouvrait aux autres. Oublier tout. Tout sauf elle. Ma Brume...

Mais tant de questions sans réponses me torturaient l'esprit. Je voulais savoir...

Mais abandonner Brume me paraissait aussi, inimaginable.

Quel était ce culte qui, d'après cet homme, a été condammé sous la Terre ?

Pourquoi ?

Pourquoi...

Pourquoi tant de tourments ?

Pourquoi la vie n'est pas toujours si simple ?

Pourquoi ?

Brume émit un son à peine audible mais je sut qu'elle murmurait mon nom... Je passait mes lèvres sur les siennes et elle ouvrit les yeux :

  • C'est déjà l'heure ?
  • Je ne sais pas quand est ce qu'il sera l'heure d'y aller, rétorquai-je doucement.

Elle ferma les yeux et chuchota :

  • Mériph... Cet homme me met mal à l'aise.
  • Il nous a offert l'hospitalité, nous a nourri, logés... Nous lui devons tout !
  • Je le sais...
  • Ne t'inquiète pas. Nous allons bientôt partir. Dors encore un peu.

Elle hocha la tête et se tut.

J'attendis que sa respiration se calme pour me lever et sortit silencieusement de la chambre.



Il m'attendait.


***************************************************************

Il doit y avoir pleins de fautes, étant donné que je n'ai pas encore fait de relecture, donc, désolée...

PS : Les gros points sont des tirets (je n'arrive pas à les changer...) 

PS2 : REmerkiiii d'avance !





4 commentaires:

  1. J'aime beaucoup l'histoire et tes idées. Ensuite, si tu utilises un traitement de texte comme word, les trois quarts de tes fautes seront faciles à corriger.
    Je pense que tu aurais encore besoin de pas mal retravailler ton texte, certains passages semblent un peu irréels ou sont trop rapides. par exemple: les lettres de la mère auraient besoin d'être corrigées, le passage où Mériph comprend que son ami l'a trahis est trop rapide et les arguments n'y sont pas très solides, tu t'embrouilles dans les dates dans le journal de la mère et la lettre du leur hôte à la fin est également trop courte pour que Mériph puissent dire que tout ce qu'on leur a appris est faux et que ce soit une lettre laisse une impression de déjà vu.
    Sinon, ton histoire est captivante, une fois qu'on a commence on ne s'arrête plus, certains passages sont très bien écrits (d'autres moins qui auraient besoin d'être retravaillés). j'aurais également aimé en apprendre plus sur son métier de mineur et ton texte ressemble plus, a plus les proportions d'un roman que d'une nouvelle.
    En tout cas, je trouve ton texte super! :)

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    1. Waaa... Ca me fait vraiment plus que plaisir de lire ton commentaire !
      Alors, tout d'abord, merci. Merci d'avoir tout lu, tout commenté... Merci beaucoup !

      Pour les fautes d'orthographes, sur mon word, il ne veut pas les corriger ! Même quand j'écris "huyuirzehyfudpfhcudpzfup" c'est bon !

      Tu as raison sur tout je pense. Mais j'attends de tout finir avant de le relire, parce qu'après, mes fautes me semblent plus évidentes ! Mais merci quand même, car ton avis m'aidera beaucoup plus à voir ce qu'on ne comprend pas !

      Quand j'ai commencé à écrire ce texte (prévu pour un concours à la base) j'ai commencé à avoir des tas d'idées ! Mais je n'arrivais pas à tout dire, et à tout expliquer...
      Et là, j'ai eu, L'Idée !
      Je pense qu'une fois que j'aurais fini cette looongue nouvelle, j'en commencerai une autre, dans ce même monde, mais avec un autre personnage (ex : La mère ou grand-mère de Brume, Firmen, le père de Mériph, Hiérald ou son père, ect...)
      Mais à chaque fois, il y aura des liens entre les personnages et on découvrira, au fur et à mesure des points de vue, la supercherie de ce monde et d'Astre (parce que la fin est déjà toute prévue !)

      Voilivoilou...
      Encore et encore merci pour tes précieux conseils Yoko !

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  2. J'aime beaucoup le début (je n'ai pas eu encore le temps de tout lire, et m'en excuse). Je te ferais un commentaire plus constructif quand j'aurais tout lu, mais pour l'instant, je veux juste t'encourager à continuer... Ton histoire est merveilleuse^^
    Petite idée, dans le cadre de notre futur partenariat : je pourrais peut être publier ta nouvelle sur mon blog quand elle sera finie? Ainsi, tu auras encore plus de chance qu'elle soit lue par un maximum de personnes^^ Qu'en penses tu?
    Mille bisous ♥

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    1. Merci beaucoup Libellule ! C'est vraiment trop gentil ^^
      Oui, je veux bien, ce serait une super idée !!
      Grooox grooox grooox bizoux ♥

      PS : Est ce que tu sais comment on fait pour mettre une image vers le haut du blog, sur le titre ?
      Je ne suis pas très clair, désolé...

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Ce sont eux qui font vivre mon blog ^^