Enfin bref...
Merci d'avance !
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J'eteignit
ma lampe. Quelqu'un était là...
Ses
yeux violets percèrent l'obscurité. L'intensité de son regard me
fit frissonner. Elle me prit par la main et murmura :
- Viens, il faut qu'on parle.
Et
elle m'entraina à sa suite. Elle marchait furtivement, avancant d'un
pas léger. Elle semblait sautiller par petits bonds... J'entendais
les bruits de ses pas sur le sol rocheux...
Au
bout d'un moment, je la perdit de vue. L'obscurité commenca à
m'envahir doucement et je sentis les tenèbres m'engloutir. Je perdis
l'equilibre dans ce noir infini en trébuchant sur une pierre.
Elle
était ma lumière dans ce monde. Mon soleil... Je chuchotai :
- Brume ?
- Je suis là, me répondit elle en m'efleurant l'épaule. Suis moi.
Et
la marche reprit. Une légère aura violette émanait de ses yeux et
ainsi, il me permettait de la suivre.
Brume
est une fille de la Nuit. Elle rêve depuis toujours de voir le
soleil mais elle ne le peut pas. Les gens du Jour, ceux qui habitent
là haut disent que les gens des Tenèbres sont fait pour rester dans
l'obscurité. Mais pour moi, Brume n'est pas une fille des tenebres,
comme ils les appellent, là haut. Brume est une fille de la Nuit.
Elle est ma Lune, mon étoile...
Elle
a aussi, comme toute les autres créatures de son espece les yeux
d'un violet profond qui brillent dans le noir. Les gens des Tenebres
ont la capacité de voir dans l'obscurité. C'est en partie pour cela
qu'on les craint, là haut, dans mon monde. Brume dit que je suis
different des autres. Elle dit que je ne leur ressemble pas. Mais je
sais aussi qu'elle a peur. Cette angoisse fait partie d'elle a
présent et je ne peux rien faire pour la lui arracher. Elle a peur
des gens du Jour qui envahissent son monde, à la recherche d'or, et
de pierres precieuses. C'est comme cela que nous nous sommes
rencontrés...
Sa
voix cristalline perca le profond silence qui nous entourait :
- Nous sommes arrivés !
Et
elle poussa la lourde porte de fer.
J'actionnai
ma petite lampe qui gresilla quelques instants avant d'eclairer nos
visages. Brume souriait. Comme toujours. Malgré sa condition de vie,
ce sourire ne la quittait jamais.
Elle
tendit les lèvres et je répondis à son appel. Ma bouche s'ouvrit à
elle et elle entoura mes épaules de ses bras. Je passais ma main
dans ses cheveux, demelant ses longues boucles brunes. Nous nous
separâmes, souriants. Elle vint se blottir contre moi et j'éteignis
la lampe en expliquant :
- Mes batteries sont presques vides...
Un
silence derageant s'installa par la suite. Je me decidai à le rompre
:
- De quoi voulais tu me parler Brume ?
Elle
tortilla nerveusement les mèches de cheveux et lacha :
- Je veux voir le soleil.
Elle
fit une pause et continua :
- Mais pas seulement toi, me le racontant. Je veux le voir de mes propres yeux !
- Tu sais bien que c'est impossible. Vos pupilles sont bien trop sensibles et les rayons du soleil te rendrais aveugle ! Et votre peau nacré serait consummée par les radiations de cet astre. Je ne veux pas te perdre...
- Je me fiche de se que content les gens du Jour ! Ils veulent simplement nous effrayer, pretendant que notre race ne serait pas capable de vivre dans la lumière et que les tenèbres nous conviendraient beaucoup mieux ! La verité doit être éclairée ! Leurs paroles ne sont que mensonges. Je veux voir le soleil. Repeta t-elle.
- Brume...
Elle
m'enlaca tendrement et embrassa mes lèvres. Je continuai :
- Notre amour est interdit.
- Je le sais, souffla t-elle.
- Te faire monter là haut est interdit, repris-je.
- Je le sais...
Elle
s'allongea sur le lit à mes cotés. Je chuchotais :
- Brume, je ne peux pas t'emmener là haut, avec moi. Tu dois en etre consciente !
Son
corps fut secoué d'un leger frisson. Une larme coula le long de sa
joue :
- Fais le pour moi... s'il te plait.
- Brume... Te faire monter là haut entrenerait surement ta mort et celle de ma mère, pour viol des lois...
- Dans quel monde vivons nous ?
- Un monde auquel il faut nous habituer.
- Ta voix est celle de la sagesse, la mienne n'est que souffrance.
- Si cela ne tenait qu'à moi, je braverais mille dangers pour que tes yeux puissent profiter de la clareté du soleil ! J'y reflechirais et demain je te donnerais ma réponse.
- J'ai eu tellement de chance de te rencontrer...
- Brume, tu sais, le soleil, là haut importe peu. Car tu es mon soleil. Le soleil de ma vie. Celui qui réchauffe mon coeur, chaque jour, celui qui...
- ... Je voudrais le voir avant de dire cela, renifla t-elle.
- Brume... Je t'aime.
Elle
essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et me répondit :
- Moi aussi.
Et
nous nous endormîmes, lovés l'un contre l'autre, tel le soleil et
la Lune.
Eclipse...
Je
me suis reveillé quelques heures plus tard. Brume dormait encore,
plongée dans un profond sommeil. Je m'approchais de son front et y
déposais un baiser. A travers sa somnolance elle me répondit par un
petit sourire. Je lui rendis bien qu'elle ne puisse pas me voir et je
suis sortitsdans l'obscurité. J'actionnai ma lampe.
[17
Wolt]
Il
fallait faire vite. Un faible halo éclairait ma route, tandis que je
traversais les couloirs de roches, recherchant la sortie de ces
mines. Au bout de quelques minutes, ma marche toucha à sa fin.
J'entrepris
de grimper sur l'échelle avec rapidité.
Un
barreau, deux, trois...
Je
comptais... Je devais compter, car une fois passé les 286 barreaux,
il me faudrait stopper ma grimpée ou alors, la lourde trappe de
pierre m'assomerais et la chute me serait fatale.
Cent
dix, cent onze, cent douze...
La
temperature commenca à se rechauffer et je l'accueillis avec joie !
Deux
cent quarante six, deux cent quarante sept, deux cent quarante
huit...
Je
sentais mes doigts se crisper sous l'effort, mes membres engourdis
prets à lacher à la moindre petite erreur...
Deux
cent quatre vingt quatre, deux cent quatre vingt cinq, deux cent
quatre vingt six.
Je
stoppais ma montée. La trappe de pierre était juste au dessus de
moi. Je lachais une main en tatant la roche. Je ne m'étais pas
trompé. Je pris une pierre qui pendait à ma ceinture et tapais
trois petits coups rapides pour signaler au gardien que quelqu'un
était au dessous. Puis je frappais six coups lents puis deux
rapides, une pause de trois secondes, ensuite dix coups rapides et
pour finir deux coups longs. Le code était terminé. Le gardien
allait m'ouvrir...
Tout
d'abord, une attente qui me parut interminable me fit douter. Et si
je m'étais trompé ? Et si le gardien ne m'avait pas entendu ? Peut
etre allait il ouvrir d'un coup la trappe de pierre et me tirer une
balle dans la tête. Les gens des Tenebres qui essayent de passer
cette frontière mortelle n'en réchappent pas. Peu ont tenté
l'experience, mais les quelques uns qui ont eu assez de culot pour
venir frapper à la pierre n'ont trouvé que la mort. Une mort rapide
avec une chute, l'accompagnant. Je ne veut pas finir comme eux. Je ne
veut pas faire souffrir Brume. Je sais qu'avant, elle a de nombreuses
fois tenté de se suicider. Je sais que si je meurt, elle montera aux
barreaux de fer et qu'elle y frappera la mort. Je ne veux que son
bonheur...
Un
claquement sec me fit comprendre qu'on allait m'ouvrir. Sur la
lumière, ou les tenèbres...
Une
angoisse permanante à chaque remontée pour les mineurs, comme moi.
Beaucoup de mes camarades sont mort de cette facon. En se trompant de
code, par étourderie. Les gardiens sont sans coeur ni âme, ils
n'hésitent pas une seconde, ils tirent. Ils detestent prendre des
risques inutiles, on me la apprit lors de ma formation.
La
trappe s'ouvrit. Tout d'abord, la lumière me fit vaciller puis je me
redressai. Aucune arme à feu dans ma direction. Je pouvais y aller.
Je me hissais avec l'aide de mes dernières forces, hors du trou
béant. Le gardien ne me fit aucun sourire, mais cela m'inpportait
peu. Je poussais la porte après une longue et ennuyante verification
des papiers, des empreintes digitales et de la salive. Je detestais
particulierement cet examen qui consistsait à laisser le gardien
manipuler sans ménagement ma bouche pour en extraire une goutte de
salive toute fraiche au fond des amydales.
L'Armée
Rayonnante avait donc si peur. Peur que les Gens des Tenebres
envahissent leur territoire, au point de faire passer à tout les
mineurs plusieurs tests d'entrée et de sortie. N'avaient ils pas
prédis que le Soleil serait fatal à la population des Tenebres ?
Pourquoi s'inquiter de la sécurité des gens du Jour si le soleil se
chargerait de les faire disparaitre ? Pourquoi tant de questions qui
resteront sans réponses... Pourquoi tant de mystères ?
Je
traversais les rues sans hate, avec lenteur et tristesse. Quelques
enfants passèrent près de moi en courant. Leurs éclats de rires me
firent frémir. J'étais comme eux, avant. Insouscient et naïf,
persuadé que le monde serait toujours parfait, que sur la Terre,
l'égalité regnerait toujours en maitre. J'étais un enfant... On ne
m'avait jamais expliqué les grandes choses de la vie. On ne m'avait
jamais conté cette réalité là. Des hommes, vivant dans les
tenèbres... Des hommes qui n'avaient jamais vu le soleil et qui ne
le verrait jamais. Des hommes condammnés à mourir sous la Terre...
Certains trouvent le bonheur. Brume dit qu'elle l'a trouvé, avec
moi. D'autres ont quitté cette vie passée à le rechercher sans la
moindre notion de ce sentiment.
J'entrais
dans une boutique pour y acheter un peu de nourriture. Le marchand
m'adressa un joyeux sourire auquel je ne répondit pas. Cette envie
que Brume avait me préoccuppait...
Je
pris un sachet de petits pois surgelés et des pates à réchauffer.
Je tendis au vendeur un bout de pierre précieuse que j'avais trouvé
ce matin en retournant à la pelle, la terre de mines. Puis je sortis
de la boutique.
Un
vent doux vint ballotter mes mèches de cheveux qui me pendait sur
les yeux. A coté de l'allée, plusieurs femmes bavardaient gaiemment
et s'esclaffaient de temps en temps. Un homme passa près de moi,
quelques pièces à la main. Il abordait un air joyeux et je ne pus
m'empecher de partager sa joie. Tout le monde semblait heureux, ici.
Tout le monde semblait...
Un
gamin passa près de moi en courant. Il tenait à sa main quelques
billets, de quoi acheter un repas pour deux personnes.
Des
bruits de pas parfaitement synchronisés...
Des
bruits d'armes qui s'entrechoquaint avec un fracas assourdissant...
L'Armée
Rayonnante.
L'Armée
de Astre.
Astre,
celui qui règne en Maitre sur notre monde.
Astre,
celui dont l'identité restera à jamais inconnue.
Astre,
celui que tout le monde craint.
Astre
le roi...
Les
soldats de notre roi poursuivirent le voleur pendant une dizaine de
mètres avant de le mettre à terre et de lui arracher les billets de
la main. Ils lui tordirent violamment le bras et le fautif poussa un
cri de douleur. Les hommes de l'Armée commencèrent à le tabasser
dans le dos, tandis que le malheureux gisait à terre, des larmes de
sang aux yeux. Et moi, petrifié au milieu de l'allée, sans le
courage d'intervenir, les joues rouges de honte. Je fit demi tour en
tentant tant bien que mal d'oublier cette horrible scène, mais le
visage tordu de douleur du jeune garçon restait implanté dans mon
faible esprit. Comment pourrais je permettre à Brume de voir le
soleil si je ne trouvais même pas le courage d'aller secourir ce
pauvre malheureux qui ne recherchait que la survie de sa famille. Le
monde est rempli d'egoistes... J'en fais parti. Je ne suis pas
différent des autres. Je ne suis pas different des soldats de
l'Armée Rayonnante...
J'aurais
pu m'engager dans les rebelles... Mais mes amis ont toujours dit que
cela n'en valait pas la peine. Ceux qui se comportent bien sont
laissés tranquilles. Ceux qui se comportent mal, souffrent. C'est
comme ça, qu'ils disent. Les gens des Tenebres sont nés ainsi et
mourront ainsi. Des leçons que nous apprennons dès l'école
primaire... Mes amis disent, qu'après tout, si on raye de ce monde
tout ceux qui volent, cette Terre est parfaite. Ils savent que cela
est faux, mais c'est un discours que les enfants de riches doivent
tenir. Leurs doyens n'ont jamais travaillé. Ils n'ont jamais sué
gouttes et sang pour pouvoir se nourrir. Ils ne nous comprennent pas,
nous les pauvres.
J'appartient
à cette classe. C'est comme ça. Les pauvres travaillent et les
riches en profitent. Mais je peux m'estimer heureux d'être né sous
le soleil. Certains vivent dans l'ombre sans que personne ne les ait
vus, tout le monde les craints...
Et
puis, un jour, j'ai du faire un choix...
L'engagement
dans l'Armée Rayonnante, ce qui m'aurait permit une vie sans avoir à
me tracasser de mes finnances car Astre fournit à tout ses soldats
un logement et de la nourriture, mais, les hommes du roi ne peuvent
épouser de femmes et avoir des enfants. Les hommes du roi ne
connaitront jamais le bonheur de l'amour...
Ceux
qui ne veulent pas devenir soldats travaillent dans les mines. Je ne
regrette pas ce choix.
Je
poussais la porte de notre maison. Ma mère ne dormait pas,
j'entendais sa respiration saccadée et pénible. J'allais chaque
matin lui acheter des médicaments, mais elle ne les prennait pas.
Ils reposaient sur sa table de nuit, empilés les uns sur autres. Je
m'approchais d'elle. Elle avait les yeux crispés, recherchant
l'obscurité. Elle remua le bras et aggrippa ma main en murmurant :
- Tu es rentré...
- Oui mère. Je suis là. Vous n'avez pas pris vos médicaments, et il en est encore temps.
Elle
souffla bruyamment et répondit en chuchotant :
- Cette vie que je mène m'insupporte.
Elle
fut ensuite prise par une longue et violente quinte de toux
accompagnée par de léger grognements. Elle ferma les yeux et se
retourna, face au mur. Je savais qu'elle ne voulait plus me parler.
En guise de signe d'affection, je lui effleurais le dos en sortant de
sa chambre.
En
poussant la porte, sa respiration retomba d'un coup. Elle s'était
endormie...
Alors,
mon envie fut trop forte et je ne pus la contenir. Je me dirigeais
sur la pointe des pieds jusqu'a sa table de chevet et je prit
doucement le carnet qu'elle cachait dessous. Je l'avais lu quelques
fois, mais la honte ne m'avait permis de continuer. Sans reflechir je
ressortis de la chambre de ma mère, son journal sous le bras.
Je
m'allongeais sur mon lit, la tête calée sur mon oreiller et
j'ouvris precieusement le petit carnet. Sa couverture était usée et
son ornement de fer, completement rouillé. Une page s'arracha du
livre lors de son ouverture. Je la déchiffrais avec lenteur :
Journal
d'Yvette Renet
Le
nom de jeune fille de ma mère... Je déposais attentionement la
feuille sur un coté de mon lit avant de me plonger dans la lecture
du carnet :
15
juillet 2743
Il
fait froid, dehors, et il pleut aussi.
Je
m'ennuyais, toute seule, à l'intérieur de notre maison, alors j'ai
décidé d'écrire à quelqu'un. Je ne sais pas encore à qui, peut
etre au lecteur de ce journal ? Au fond, peut m'importe. T'écrire me
permet de faire passer le temps.
Hier
j'ai rencontré un homme. Il m'a parut souriant... Il était gentil
et je sens qu'il m'a attiré. D'après mes parents, il appartient à
une classe pauvre et ce serait une mauvaise chose que je me marie
avec lui. Mon père veut que je me trouve un homme, de classe
moyenne, peut importe l'amour que je lui porte... J'aimerais bien,
mais mes frequentations ne dépassent pas celles du travail. Il n'y a
que lui, cet homme... Je l'ai rencontré dans la rue. Il a marché à
mes cotés quelques instants avant de me saluer. Puis nous avons
bavardé, de longues heures durant. Il m'a beaucoup parlé de lui, et
de sa lutte pour l'égalité. Et il m'a aussi parlé des gens des
Tenèbres, en bas. Je pense qu'il m'a ouvert les yeux sous un monde
nouveau. Pas celui que je revais chaque jour, ou le bonheur regnait
en maitre, malgré l'inégalité qui reposait sur cette Terre. Avant
de me quitter, il m'a demandé mon nom. Le rouge m'est monté aux
joues et j'ai bafouillé :
- Yvette... Yvette Renet.
Et
lui m'a murmuré qu'il me dirait son nom, lors de notre prochaine
rencontre.
Depuis,
je ne pense qu'a lui, qu'à notre prochain rendez vous...
16
juillet 2743
Il
s'appelle Mériph...
28
juillet 2743
Je
crois que je suis amoureuse.
31
juillet 2437
Je
ne crois plus que je suis amoureuse. J'en suis sure.
Peut
importe ce que diront mes parents. Je l'aime, alors je passerai le
reste de mon existence à ses cotés.
5
aout 2437
Mériph
m'a embrassé. C'était dans un petit endroit ensoleillé, à l'ombre
des regards indiscrets. Il s'est penché à mon oreille et m'a
murmuré :
- Je t'aime...
Puis
il m'a embrassé. Ce fut un moment plein de douceur et de
tendresse... Un moment où je me suis sentie aimée...
Je
fit une courte pause puis j'ai tourné les pages pour lire la
dernière.
23
fevrier 2740
Mériph
est parti. Pour me protéger... Il s'en est allé, par delà le
desert de Sable, dont nul n'est jamais revenu. Il m'a dit, avant de
parti, que si la vie existait, là bas, il reviendrait me chercher,
moi et lui. Notre enfant.
23
mars 2740
Notre
enfant est né. Il a vu le jour dans une petite chambre, à l'abri
des regards insoucients. Il a poussé son premier cri, et je l'ai
aimé...
Mon
Mériph.
J'ai
refermé le journal d'un coup sec. Mon père s'appellait Mériph.
Comme moi... Et ma mère qui se raccrochait avec faiblesse à ce
maigre espoir de voir son amant revenir la chercher. Les légendes
sont nombreuses au sujet du désert de Sable. C'est un endroit
mystérieux...
Une
idée a commencé à germer dans mon esprit. J'ai fermé les yeux
pour voir à travers mes rêves, ce projet prendre forme. Le sommeil
ne tarda pas à me rattrapper et je me suis endormi, le sourire aux
lèvres.
La
maison était silencieuse à mon réveil.
Un
peu trop silencieuse...
Je
me precipitais dans la chambre de ma mère :
Les
médicaments ne reposaient plus sur la table de nuit.
Elle
les avait tous pris. D'un seul coup...
Elle
avait les épaules basses et les traits détendus. Il me semblait
qu'elle dormait encore. Pourtant... La mort était venue la chercher
cette nuit. La mort l'avait cueilli...
Ses
lèvres affichaient un léger sourire, que je percevait presque
arrogant. Elle semblait heureuse. Heureuse d'avoir enfin mis fin à
sa vie, à sa douleur, à sa souffrance... Heureuse de pouvoir à
présent, dormir pour l'eternité.
Mais
les larmes ne venaient pas. Mes yeux restaient neutres et durs comme
la pierre.
Je
n'arrivais pas à pleurer. Celle qui m'avait donné la vie était
morte... Pourtant, les larmes de venaient pas.
Je
m'approchais d'elle encore un peu plus, pour toucher son visage
glacé. Elle avait les mains jointe sur sa poitrine et au centre...
Une lettre.
Elle
ne m'avait pas oublié. Elle m'avait écrit. Elle avait peut etre
pensé à moi.
Je
pris la feuille de papier et dechiffrais avec peine l'écriture
tremblante de ma mère :
Mériph,
mon amant.
Je
t'ai aimé et je t'aimerai toujours. Ton fils te ressemble
tellement... Il lui manque seulement, ce désir de liberté que tu
avais... Il porte ton nom, notre enfant. Je l'aime, sans pouvoir lui
montrer. Je l'aime et je souffre... Peut etre que ma mort ne lui fera
rien. Peut etre a t-il besoin d'un père, amant. Je n'ai pas été
assez forte et j'assume mes faiblesses. Est ce cela, le courage ? Me
tuer avec des médicaments que notre fils avait acheté pour me
guérir ? Non... Je n'ai pas de courage, mais je t'aime encore, à
travers ma mort prochaine.
Yvette
ton amante
Mériph,
mon fils,
Je
sais que tu as lu, ce soir, mon journal. Je sais que tu as besoin de
me comprendre...
Tu
veux savoir pourquoi je demeure terne avec toi, pourquoi je ne te
montre aucun signe d'affection...
Je
ne sais pas...
Je
voudrais te prendre dans mes bras, te serrer pour te prouver mon
amour, pourtant, je ne le peux pas. Peut etre ai-je peur que tu me
rejettes...
Mais
sache mon fils que je pense à toi.
Ensuite,
je ne veux pas que par ma faute, tu te sentes obliger de repousser à
plus tard tes prochains projets. Vis pour les vivants, pas pour les
morts Mériph.
Je
t'aime.
Yvette
ta mère
Mes
yeux se remplirent de larmes.
Et
je pleurais sans retenue sur le corps sans vie de ma mère.
Elle
ne m'avait pas oublié... Elle avait pensé à moi...
Elle
m'avait aimé.
J'eus
envie de crier, de hurler mon amour pour elles mais les larmes me
firent suffoquer. Alors je suis resté là, secoué de tremblements,
la tête sur la poitrine de celle qui m'avait aimé, qui m'avait
nourrie, qui m'avait donné la vie...
Je
pris la lettre dans une main et le carnet de l'autre et les ai mis
dans une de mes poches.
En
souvenir de ma mère...
Le
soleil s'est levé par delà l'horizon. Un rayon a penetré dans la
chambre et a envelloppé ma mère d'une aura de lumière. Je me suis
relevé et j'ai entouré le cadavre de ma mère d'un drap immaculé.
J'ai déposé un baiser sur son front avant de recouvrir son visage.
Puis
je suis sorti dans la rue.
J'avais
besoin de voir quelqu'un. Un ami...
Je
suis allé toquer chez Hiérald, un enfant de riches. Nous nous
sommes rencontrés dès l'école primaire et depuis, nous ne nous
sommes jamais quittés.
Il
m'ouvrit la porte dun air ensommeillé :
- Mériph ?
- J'ai besoin de toi...
Il
m'invita à rentrer, intrigué. Nous nous insallâmes sur son lit et
il me chuchota :
- Vas y, tu peux tout me raconter, mon vieu. Qu'est ce qu'il se passe ?
- Ma mère est morte...
Il
ouvrit la bouche, puis la referma pour marquer son etonnement.
- Toutes mes condoléances, vieu !
- Merci Hiérald.
Il
hocha la tête.
- Tu veux que je t'aide à préparer l'enterrement ?
Devant
ses yeux sincères, je me décidai à tout lui raconter. Mon amour
pour Brume, fille de la Nuit, son envie de voir le soleil, la lettre
de ma mère... Et puis ma decision. Aider Brume à voir le soleil
pour s'enfuir par le désert de Sable comme l'avait fait mon père.
Hiérald
détourna le regard et murmura presque pour lui même :
- Tu es fou...
- Tu es mon ami, Hiérald... Je t'en supplie. Aide moi !
Il
sembla hésiter un peu avant de répondre :
- Que veux tu que je fasses ?
- Occupes toi de l'enterrement de ma mère. Tu dois trouver cela lâche d'abandonner ainsi son parent, mais elle m'a dit, dans...
Ma
voix se bloqua et les mots restèrent coincés dans ma gorge. Mes
yeux se couvrirent de larmes... Hiérald hocha la tête :
- Je le ferais, vieu. Mais fais attention à toi. Je veux te revoir, vivant.
Il
me prit dans ses bras et je sut que l'on ne se reverais plus jamais.
- Maintenant va, déclara t-il. Va ta vis ta vie, mon frère.
Sur
ces derniers mots, je sus qu'il ne me trahirait pas. Je lui faisait
confiance...
- Adieu Hiérald, mon frère.
Et
je repoussais la porte pour retrouver Brume.
Elle
m'attendait, en bas de l'echelle, cachée dans un recoin. Je
l'éclairais mais elle se recroquevilla sur elle même. Elle me prit
par la main et m'entraina à sa suite. J'éteignis ma lampe... Au
bout d'un moment elle s'arrêta et se retourna vers moi. Elle déposa
au creux de ma main quelques pierres.
- Nous aurons plus de temps...
Je
lui fis un sourire reconnaissant avent de lui demander :
- Où les as tu trouvées ?
- Un jeune mineur les avait laissé tomber par terre. Je l'ai appellé pour lui rendre ses pierres mais il a craché par terre en jurant et en me traitant de créature de l'Enfer. Puis il m'a crié de déguerpir pour ne jamais revenir. Alors j'ai gardé ce butin qui ne me servirait à rien de toute façon pour te le donner.
- Merci...
- J'espère que je pourrais te remercier, moi aussi, toute à l'heure.
Je
savais où est ce qu'elle voulait en venir.
- Attend un peu...
Alors
elle se mit à courir à travers les allées rocheuses. Je m'étais
toujours demandé comment faisait elle pour se retrouver dans ce
dédale mineux. Elle arriva enfin devant la porte de sa chambrée.
Une lourde trappe de fer juste devant. Elle la poussa de toutes ses
forces avant de la faire glisser pour pouvoir penetrer à
l'intérieur.
Elle
sauta sur son lit et demanda automatiquement :
- Tu vas m'emmener voir le soleil ?
Je
marquai une longue pause. Brume attendait, l'espoir aux yeux. Je pris
une inspiration et déclarai tout haut ce qui me déchirait le coeur
chaques minutes, chaques secondes :
- Ma mère est morte.
Doucement,
ma dulcinée m'enlaça et je me laissais faire. Les larmes coulèrent
lentement sur mes joues, s'étalant sur la peau nacré de ma promise.
Brume me laissa pleurer. Elle ne dit rien et je remerçiait son
silence.
Quand
les larmes cessèrent de couler, je me détachai d'elle. Le rouge me
vint aux joues. Je sentais un sentiment de honte m'envahir...
- Moi aussi, j'ai perdu ma mère, murmura Brume. J'ai beaucoup pleuré... Il ne faut pas avoir honte, Mériph.
- J'ai honte parce que... je l'ai abandonné, toute seule, sur son lit de mort pour te rejoindre.
- Les morts appartiennent aux morts. Tu ne pourras pas faire revivre ta mère, mais pour les vivants, tu le peux. Tu n'es pas obligé de me donner ta réponse tout de suite, tu sais.
- J'ai déjà choisi... Tu veux savoir ?
- Oui, dit elle d'un son à peine audible.
- Je t'emmenerais voir le soleil.
Elle
sauta dans mes bras et m'embrassa passionemment. Elle laissa éclater
sa joie et son bonheur dans notre profond baiser. Nos lèvres
dansaient en une ronde silenciencieuse
- Quel est ton plan ?
- Je monterais aux barreaux de fer pour neutraliser le gardien, mais je n'aurai que très peu de chances de réussite. Si le trappe s'ouvre, tu pourras monter. Ce sera le signal, d'accord ?
Elle
acquiésa, passionnée. Je continuai
- Ensuite, nous nous cacherons dans ma maison. Je t'explquerais la suite plus tard si tu le veux bien.
Elle
hocha la tete et se releva :
- Nous partons ?
- Oui. La liberté nous appelle.
Brume
attendrait.
Elle
attendrait la mort du gardien, ou la mienne.
Je
savais que je ne pouvai réussir, mais il le fallait. Pour elle...
Ma
montée fut relativement rapide. Peut être parce que la mort était
proche...
Plus
sue quelques barreaux... Stop.
Je
m'arêttais et pris ma pierre pour y taper le code.
Puis
j'attendis patiemment. Je savais ce que je devais faire.
Le
gardien ouvrit la trappe. Il s'étonna avant de me laisser monter :
- Déjà ressorti ? La chasse a été bonne ?
Je
hochai la tête en lui présentant les pierres précieuses que Brume
avait trouvé. Il les observa avec méfiance et me fixa longuement.
Je devais passer à l'attaque.
Je
me projettai sur lui avec souplesse et lui assenais un violent coup
dans la poitrine. Il perdit l'equilibre et tomba sur le sol. Je lui
décochais un autre coup dans la tête mais il para mon attaque et se
redressa rapidement. Je foncais vers lui mais il sortit de derrière
son épaule une arme à feu. Devant mon impuissance il afficha une
mine réjouie :
- Vois-tu... On m'avait prévenu !
Il
me fit tomber au sol en me projettant avec l'aide de son fusil
d'arson.
Hiérald...
Hiérald
avait informé son père, qui, en tant qu'homme riche en avait parlé
à Astre.
Ma
vie n'était que trahison et mensonge.
Hiérald,
mon ami, mon frère... m'avait menti, trahi !
Mais
je ne pouvais pas me laisser abattre. Je ne pouvais pas échouer.
Brume
m'attendait, en bas, l'espoir en elle.
Je
me redressai, malgré mes articulations douloureuses et fit fasse au
gardien. Il m'ordonna de lever les bras en l'air et je m'executais à
contre-coeur. Il s'apporcha de moi et se pencha à mon oreille. Je
sentais son haleine putride dans mon cou et je ne pus retenir une
grimace de dégout. Il me murmura :
- Tu m'as frappé...
Je
fermai les yeux quelques instants pour reprendre mes esprit puis je
rabbatais ma tête en arrière et frappai ainsi son front. Il tomba à
la renverse et j'en profitai pour lui arracher son arme des mains. Il
me fit résistance alors je lui envoyais un coup de pied dans la
figure. Il s'étala sur le sol.
Je
pointais son fusil vers lui. Il chevrota :
- Petit, ne fais pas de betises...
Pour
toute réponse je lui arrachai un bout de veste que je placais dans
sa bouche. Il commença à crier mais n'en ressortit que de faibles
gémissements, étouffés par le tissu.
J'armais
le fusil et tirais dans sa jambe pour être sur qu'il soit hors
d'état de nuire. Il hurla mais ses cris ne franchirent pas le
morceau de vetement placé dans sa bouche. Il me lança un regard
haineux avant de s'écrouler sur le sol.
Le
sang coulait lentement le long de sa cuisse et je me détournais pour
me diriger vers la trappe de fer. Je l'entrouvis avec précaution et
allumai ma lampe torche pour la diriger dans ce trou qui me
paraissait, d'ici, sans fin. Et puis j'attendis.
Cela
me paraissait long. Affreusement long...
Enfin,
une ombre se détecha du décor. Je plissais les yeux pour tenter d'y
retrouver les traits de celle-ci, mais je n'y parvint pas. La
silhouette gravissait les barreaux avec facilité et légéreté, se
rapprochant toujours plus.
Sans
trop réfléchir, je brandis ma lampe sur l'ombre et elle éclaira
son visage.
Brume...
Elle
lacha une main pour se protéger et manqua de tomber à la renverse.
Je ne pus retenir un ridicule petit cri d'effroi qui fit la glousser.
Elle ne tarda pas à me rejoindre, le sourire aux lèvres :
- C'était... waa. A la fois terrifiant et impressionnant, je sentais que cette grimpée me permettrait de toucher le soleil. C'était... Je n'arrive pas à trouver les mots pour décrire cette étrange sensation, un mélange de peur, d'angoisse, mais aussi de satisfaction...
Elle
regarda le corps inanimé du gardien et elle ouvrit la bouche, sans
crier toutefois. Elle serra mon bras très fort et baissa la tête :
- Mériph... On y va ?
- Oui, il faut que nous nous depechions. Cet homme m'attendait. Il savait que j'allait te faire sortir.
- Mais comment, s'étonna t-elle.
- Mon meilleur ami m'a trahi...
Je
la tirais derrière moi et elle me suivit, effrayée. Nous poussâmes
la porte quand une dizaine de soldats penetrèrent dans la pièce,
sortant de la porte de derrière. Je poussais Brume devant moi et
claquai la porte. Je placais ensuite une longue latte de bois qui
jonchait le sol pour stopper un petit moment les soldats de l'Armée
Rayonnante.
Brume
avait déjà ouvert la porte suivante.
Sur
le soleil...
Elle
s'arrêta de courir et leva les yeux au ciel. Elle murmura :
- Il ne me fait rien...
Elle
resta ainsi, le regard droit sur le soleil :
- Il est si beau... Il brille, il...
- Brume !
Elle
se retourna lentement vers moi, affichant un regard désobligeant :
- Laisse moi ! Lacha t-elle.
Et
elle retourna à sa contemplation.
- Non.
Mon
ton ferme la fit se retourner à nouveau. Son regard avait changé.
Ses pupilles semblaient moins mauves, elles étaient d'un rose plus
pâle...
- Mériph... Je ne vois plus.
- Viens Brume. Prend ma main et cours. Peut-etre auras tu une chance de revoir le soleil si nous nous depechons.
Elle
serra mon bras et je l'entrainait dans une course folle à travers
les rues de ma ville. Un seul but.
Le
désert de Sable.
Une
fois là bas, les soldats de l'Armée Rayonnante nous laisserons
tranquilles. Encore faudra t-il passer les frontières...
L'Armée
d'Astre était à nos trousses. Les cris des villageois, des
pietinements, des entrechoquements d'armes... Ils venaient pour nous.
Ils venaient pour nous arêtter.
Je
n'avais jamais pensé à ce qui se passerait si nous nous faisions
prendre et je ne voulais pas y penser. Penser à la mort ne m'aurait
rien apporté. Juste du temps perdu.
Ils
allaient bientôt nous rattrapper. Notre seule chance était de se
cacher : j'entrainais Brume à ma droite et nous nous sommes allongés
dans la boue. L'Armée ne tarda pas à arriver.
Ils
étaient une dizaine, tout au plus. Mais ils nous auraient eu si nous
ne nous étions pas jetés dans un coin, roulés dans la boue. A coté
de moi, Brume gémit :
- Mériph... Je suis désolé.
- Ce n'est pas grave, tu sais. Tu t'es laissée emportée, le soleil t'as séduit, il...
- Il m'a pris la vue, sanglota t-elle.
- Non. Il n'est pas encore trop tard. Tu pourras peut-etre le revoir. Attends, laisse moi te soigner.
Elle
hocha la tête et j'arrachai un bout de tissu qui trainait dans ma
poche de veste. Je le placai sur ses yeux et elle se laissa faire.
- Mériph... Tu crois que les gens du Jour avait raison. Que le soleil est mauvais pour nous ?
- Non. Si tu regardes trop longtemps le soleil, ses rayons te prennent la vue. Mais tu ne l'as pas trop regardé. Il y a donc un espoir de guérison.
- Je vois blanc. Du blanc à l'infini... Cela me change du noir.
- Si tout se passe bien, le blanc va devenir gris, puis noir. Tu me préviendras quand le processus se mettre en marche.
Elle
acquiésa et murmura un faible "merci".
Nous
avons repris la route, preferant passer par les petites ruelles, de
peur de croiser un commendot de l'Armée. Brume faisait l'objet d'un
grande attention, pour sa peau immaculé et ses cheveux d'un noir
profond.
Le
soir, nous nous sommes reposés chez un vieil homme de confiance, qui
avait decrété vouloir en savoir un peu plus sur ma promise. Je lui
contais, sans trop de détails, l'histoire de Brume : ses origines,
son envie de voir le soleil et sa fascination pour lui.
L'homme
me fit un discret sourire avant de me remercier. Je sentis qu'il me
glissai un bout de papier dans la poche. Je hochai la tête pour lui
faire comprendre que je l'avais vu et il me raccompagna jusqu'à la
porte de notre chambre.
Brume
dormait déjà, après un délicieux repas préparé par notre hôte.
Je pris la petite feuille entre les mains :
"Petit,
Ton
histoire m'a touché est c'est pour cela que je la laisserai partir
avec toi.
Le
monde a oublié notre religion, Astre nous a fait enfermer, mais nous
sommes là pour le faire ressortir des tenèbres...
Ta
fiancée est une descendante de fidèles de ce culte.
Je
n'ai pas le droit de te laisser l'emmener avec toi, mais si je la
convertit, l'amour n'aura plus de place dans son coeur.
Mon
rôle est de diffuser nos idées, et surtout... notre passé.
Notre
histoire est longue, et je ne peut te la conter entièrement. Mais
sache, qu'il y a encore quelques siècles de cela, la vie n'était
pas séparée ainsi...
Lorsqu'Astre
nous a fait enfermer dans les profondeurs de la Terre, de nombreux
fidèles ont fui par ce fameux désert de Sable. Nul n'est jamais
revenu...
Ne
me pose pas de questions mais si un jour, l'envie te prend de nous
rejoindre, (pour savoir...) contacte moi.
Firmen"
Je
fus pris d'un vertige et je dus fermer les yeux pour me calmer.
Tout
ce que l'on m'avait appris à l'école était donc effroyablement
faux. Les gens des Tenèbres n'avaient pas toujours été vécu la
Terre ? Brume était une descendante de fidèles d'un culte que je ne
savais rien ? Et Astre ? Quel rôle avait il pu jouer dans cette...
séparation.
Je
m'étendis sur le lit et j'observai Brume, qui dormait près de moi.
Lui dire ce que je savais ne ferai que l'inquieter... Mais garder
pour moi ce trop lourd secret me semblait... impossible. J'aurais
tant voulu oublier. Oublier ce que j'avais lu. Oublier qu'un espoir
s'ouvrait aux autres. Oublier tout. Tout sauf elle. Ma Brume...
Mais
tant de questions sans réponses me torturaient l'esprit. Je voulais
savoir...
Mais
abandonner Brume me paraissait aussi, inimaginable.
Quel
était ce culte qui, d'après cet homme, a été condammé sous la
Terre ?
Pourquoi
?
Pourquoi...
Pourquoi
tant de tourments ?
Pourquoi
la vie n'est pas toujours si simple ?
Pourquoi
?
Brume
émit un son à peine audible mais je sut qu'elle murmurait mon
nom... Je passait mes lèvres sur les siennes et elle ouvrit les yeux
:
- C'est déjà l'heure ?
- Je ne sais pas quand est ce qu'il sera l'heure d'y aller, rétorquai-je doucement.
Elle
ferma les yeux et chuchota :
- Mériph... Cet homme me met mal à l'aise.
- Il nous a offert l'hospitalité, nous a nourri, logés... Nous lui devons tout !
- Je le sais...
- Ne t'inquiète pas. Nous allons bientôt partir. Dors encore un peu.
Elle
hocha la tête et se tut.
J'attendis
que sa respiration se calme pour me lever et sortit silencieusement
de la chambre.
Il
m'attendait.
***************************************************************
Il doit y avoir pleins de fautes, étant donné que je n'ai pas encore fait de relecture, donc, désolée...
PS : Les gros points sont des tirets (je n'arrive pas à les changer...)
PS2 : REmerkiiii d'avance !
J'aime beaucoup l'histoire et tes idées. Ensuite, si tu utilises un traitement de texte comme word, les trois quarts de tes fautes seront faciles à corriger.
RépondreSupprimerJe pense que tu aurais encore besoin de pas mal retravailler ton texte, certains passages semblent un peu irréels ou sont trop rapides. par exemple: les lettres de la mère auraient besoin d'être corrigées, le passage où Mériph comprend que son ami l'a trahis est trop rapide et les arguments n'y sont pas très solides, tu t'embrouilles dans les dates dans le journal de la mère et la lettre du leur hôte à la fin est également trop courte pour que Mériph puissent dire que tout ce qu'on leur a appris est faux et que ce soit une lettre laisse une impression de déjà vu.
Sinon, ton histoire est captivante, une fois qu'on a commence on ne s'arrête plus, certains passages sont très bien écrits (d'autres moins qui auraient besoin d'être retravaillés). j'aurais également aimé en apprendre plus sur son métier de mineur et ton texte ressemble plus, a plus les proportions d'un roman que d'une nouvelle.
En tout cas, je trouve ton texte super! :)
Waaa... Ca me fait vraiment plus que plaisir de lire ton commentaire !
SupprimerAlors, tout d'abord, merci. Merci d'avoir tout lu, tout commenté... Merci beaucoup !
Pour les fautes d'orthographes, sur mon word, il ne veut pas les corriger ! Même quand j'écris "huyuirzehyfudpfhcudpzfup" c'est bon !
Tu as raison sur tout je pense. Mais j'attends de tout finir avant de le relire, parce qu'après, mes fautes me semblent plus évidentes ! Mais merci quand même, car ton avis m'aidera beaucoup plus à voir ce qu'on ne comprend pas !
Quand j'ai commencé à écrire ce texte (prévu pour un concours à la base) j'ai commencé à avoir des tas d'idées ! Mais je n'arrivais pas à tout dire, et à tout expliquer...
Et là, j'ai eu, L'Idée !
Je pense qu'une fois que j'aurais fini cette looongue nouvelle, j'en commencerai une autre, dans ce même monde, mais avec un autre personnage (ex : La mère ou grand-mère de Brume, Firmen, le père de Mériph, Hiérald ou son père, ect...)
Mais à chaque fois, il y aura des liens entre les personnages et on découvrira, au fur et à mesure des points de vue, la supercherie de ce monde et d'Astre (parce que la fin est déjà toute prévue !)
Voilivoilou...
Encore et encore merci pour tes précieux conseils Yoko !
J'aime beaucoup le début (je n'ai pas eu encore le temps de tout lire, et m'en excuse). Je te ferais un commentaire plus constructif quand j'aurais tout lu, mais pour l'instant, je veux juste t'encourager à continuer... Ton histoire est merveilleuse^^
RépondreSupprimerPetite idée, dans le cadre de notre futur partenariat : je pourrais peut être publier ta nouvelle sur mon blog quand elle sera finie? Ainsi, tu auras encore plus de chance qu'elle soit lue par un maximum de personnes^^ Qu'en penses tu?
Mille bisous ♥
Merci beaucoup Libellule ! C'est vraiment trop gentil ^^
SupprimerOui, je veux bien, ce serait une super idée !!
Grooox grooox grooox bizoux ♥
PS : Est ce que tu sais comment on fait pour mettre une image vers le haut du blog, sur le titre ?
Je ne suis pas très clair, désolé...