samedi 22 février 2014

Le Péronelle

Une petite dance avec les mots ?
Oui ?

Dans ce cas, je vous poste ma toute première création, une pièce de théatre du nom de...
*roulement de tambour* 
La Péronnelle !!!
Place à la danse :

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LA PÉRONNELLE

CAPITAINE SPLUSH
LE SECOND
THAIS
LE MOUSSE
LE PRISONNIER
LE CUISINIER
LE BORGNE
LE BOITEUX


SCENE 1
CAPITAINE SPLUSH
LE SECOND


CAPITAINE SPLUSH : Alors, a t-il parlé ? A t-il daigné ouvrir sa misérable bouche pour enfin nous conter la pure vérité ?
LE SECOND : Non Maitre, il se refuse à nous. Il ne daigne point comprendre qui as gagné le jeu !
CAPITAINE SPLUSH : Il se refuse... Comment ose t-il se refuser cet otage ?
LE SECOND :Maitre, ce n'est point un otage ! C'est un prisonnier.
LE CAPITAINE SPLUSH : De guerre !
LE SECOND : Non Maitre, de mer !
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum, hum... Un prisonnier de mer ! Oui, c'est cela ! Et donc il n'a toujours pas parlé ce prisonnier ?
LE SECOND : Oui Maitre, il n'a toujours pas parlé...
CAPITAINE SPLUSH : Hum... Alors puisque qu'il n'a toujours pas parlé ce misérable vermisseau ! Il va...
LE SECOND : Il va ?
CAPITAINE SPLUSH : Il va...
LE SECOND : Périr ?
CAPITAINE SPLUSH : Oui ! Pourrir !
LE SECOND : Non Maitre, j'ai dit : périr.
CAPITAINE SPLUSH : Et moi je dit : pourrir ! Ce misérable otage va pourrir !
LE SECOND : Bien Maitre. Ce misérable va pourrir. Criant Qu'on fasse pourrir le prisonnier ! Pause - Au Capitaine Vous avez entièrement raison Maitre. Vous avez toujours raison, car vous êtes le Maitre ! Mon Maitre ! Mon...
CAPITAINE SPLUSH : Je sais... Mais trêve de bavardages insignifiants ! Allez donc me chercher le petit mousse ! Je veux et j'exige qu'il tente sa chance auprès de l'otage avant qu'il ne pourisse !
LE SECOND : Bien Maitre, je vais le chercher à present.
LE CAPITAINE SPLUSH : Retire toi donc.
LE SECOND : Oui Maitre... Il sort




SCENE 2
LE SECOND
LE MOUSSE
LE BORGNE

LE SECOND : Où est donc le petit mousse ? Saurais tu le trouver, avec comme seul allié, ton unique œil, le borgne ?
LE BORGNE : Oui, je saurais trouver ce jeune homme ! Mais que doit il faire, ce pauvre garçon ?
LE SECOND : Il doit !
LE BORGNE : Que doit il ?
LE SECOND : Il doit accourir au plus vite auprès de moi ! Tachez de le retrouver et de le faire parvenir au plus vite à mes cotés !
LE BORGNE : s'en allant Pauvre petit, qu'a t-il fait ? Criant Le Mousse ! Le mousse ! Où es tu donc, fichu garçon ?! Je perds mon misérable temps par ta faute ! Montre toi !
LE MOUSSE : Arrivant Je suis là, j’accours au plus vite ! Qui y'a t-il ?
LE BORGNE : Il y a que le second voudrait te voir !
LE MOUSSE : Moi ?!
LE BORGNE : Oui, toi ! Vois tu quelqu’un d'autre ici, sur ce pont, à bord de la péronnelle ?
LE MOUSSE : Non...
LE BORGNE : Alors dépêche toi !
LE MOUSSE : Oui...

SCENE 3
LE MOUSSE
LE SECOND

LE MOUSSE : Ah par ma foi ! J’espère au plus profond de moi même que le bras droit, si intelligent soi t-il, du capitaine n'a pas découvert mon piètre déguisement ! Je n'aurai jamais du embarquer... Et puis l'ancre semble coincée au fond de la mer. Les côtes ne sont pas loin car nous percevons des cris de mouettes sur le pont. Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je embarqué ? Pourquoi je suis je engagée ? C'est une noble cause en effet, mais une femme ne pouvait s'engager à bord d'un bateau. Alors, j'ai pris le vieux couteau de mon aïeul, et d'une main experte, je me suis tranché les cheveux. Ils ne repousseront pas de sitôt, croyez moi ! Mais alors... Pourquoi le second m'a t-il fait demander ? M'a t-il découvert ? Ai-je fait quelque petite chose de mal ?
Oooh, et puis crotte ! Cessons ce jeu idiot. Je dois stopper cette envie de parler avec ma conscience bon dieu ! Mais je n'y arrive pas... J'ai si peur ! J'ai peur pour moi, et peur pour lui ! J'ai peur qu'il ne le maltraite...
LE SECOND : Arrivant Hum... Le mousse, va donc interroger le prisonnier ! Et dépeche toi donc !

SCENE 4 (Dans le noir de la cave du bateau)
LE BOITEUX
LE PRISONNIER
LE MOUSSE


LE PRISONNIER : Ô que je suis malheureux ! Le sort n'a pas été favorable avec moi ! Pauvre de moi ! Criant Pauvre de moi ! Miséricorde...
LE BOITEUX : Silence !
LE PRISONNIER : Jamais !
LE BOITEUX : Dites nous où est caché le trésor et vous serez libre !
LE PRISONNIER : Jamais !
LE BOITEUX : Le second m'avait prévenu. Sachez que je me fait grande violence et que j'éprouverai à jamais la pitié nécessaire par ce geste impur que je vais dans quelques instants commettre !
LE PRISONNIER : Vous êtes sans cœur, ni âme !
LE BOITEUX : Écrase le pied de l'otage Alors ? Allez vous parler maintenant ?
LE PRISONNIER : Rigolant (au public) AhAhAh ! Qu'il est sot ! (au boiteux) AAAAAH ! Je souffre !
LE BOITEUX : Allez vous parler ?
LE PRISONNIER : La douleur m'importe peu. Je ne parlerai jamais !
LE MOUSSE : Entrant Le second m'a ordonné de te relayer le boiteux !
LE BOITEUX : Tu sais bien que je déteste que l'on m'appelle de cette façon !
LE MOUSSE : Je le sais, mais tu es boiteux, c'est un fait !
LE BOITEUX : Non ! Je ne suis pas boiteux ! Ma jambe refuse seulement de m’obéir !
LE MOUSSE : Sûrement sa crise d'adolescence !
LE BOITEUX : Peut etre. Mais il importe ! J'ai hate de voir de quelle facon va tu t'en sortir avec le prisonnier !
LE MOUSSE : Le devoir vous appelle surement là haut !
LE BOITEUX : Non, je suis libre ce soir de toute obligation !
LE MOUSSE : Bien... Dans ce cas restez, mais n'hésitez pas à partir si vous trouvez cela trop ennuyant !
Pause
LE MOUSSE : Je dois vous interroger.
LE PRISONNIER : Votre voix me rappelle quelqu'un...
LE MOUSSE : Toussant Sûrement pas ! Mais il est tard, et je dois faire vite !
LE PRISONNIER : Le soir ? Déjà ? Et moi qui croyait que le soleil brillait encore bien haut dans le ciel, éblouissant !
LE MOUSSE : Non. Le soleil s'est couché il y a maintenant deux heures. Le ciel devient noir et les étoiles apparaissent.
LE PRISONNIER : Vraiment ?
LE MOUSSE : Puisque je vous le dit ! Hier encore, plusieurs étoiles filantes ont parcouru le ciel et j'ai même pu observer une comète dans ce sombre infini. Cela me rappelle de superbes moments. Du temps où mon mari... euh, ma femme était près de moi. Nous nous couchions dans l'herbe et nous regardions le ciel...
LE PRISONNIER : Murmurant La Galaxie...
LE BOITEUX : Vous derivez le mousse ! Allez en au fait !
LE MOUSSE : Je ne suis pas ici pour parler avec vous d'astrologie.
LE PRISONNIER : Surement de l'astronomie dans ce cas !
LE MOUSSE : Non ! Je suis ici, devant vous, pour vous interroger ! Vous devez nous conter la pure verité !
LE PRISONNIER : Vous aussi alors, êtes de leur coté... Ô ! Que je suis malheureux, emprisonné, dans ce triste lieu, enchainé à cette chaise de bois qui a été ma seule compagne ces derniers jours ! Et vous ! Un par uns, êtes venu, m'interroger sur le plus grand de mes secrets ! Sur ma vie ! Ma vie privée ! Vous comprenez mon désarroi... Je n'en peut plus de ce noir infini, de ce sombre néant qui m’enveloppe chaque jour !
LE MOUSSE : Répondez...
LE PRISONNIER : Jamais !
LE BOITEUX : Bon, je vois tu t'en sors aussi mal que moi ! Je m'en vais à present !
Pause
LE MOUSSE : Il est parti... Je suis là pour te...

SCENE 5
THAIS
LE MOUSSE

THAIS : Entrant Mi amore ? Tu es ici ?
LE MOUSSE : Grognant Oui, je suis là.
THAIS : Ici ? Dans cet endroit pouilleux au coté d'un chien galeux ramassé par mon père ?! Yeeeeerk ! Grimace Partons d'ici au plus vite et profitons de la clarté de la lune, dehors.
LE MOUSSE : Le devoir m'attend ici. Je dois interroger le prisonnier et... Après-demain, 11 heures, sur le pont !
THAIS : Quoi ? Demain 11 heures, sur le pont ?
LE MOUSSE : Ce n'est rien... Continuez.
THAIS : Eh bien en tant que fille du capitaine, je vous libère de toutes vos taches ! Venez avec moi, sur le pont du bateau. On dit que c'est sur les eaux, un soir de pleine lune que deux jeunes gens trouveront l'amour ensemble.
LE MOUSSE : Un amour que je ne mérite point.
THAIS : Je vous mérite. Cessez de vous tourmenter et profitez de la passion que je vous offre.
LE MOUSSE : Je ne sais point. C'est un choix difficile pour moi, simple petit mousse.
THAIS : Vous êtes simple. Mais grâce à moi, vous ne le serez plus ! Venez avec moi, là haut...
LE MOUSSE : Je ne peux point.
THAIS : Je vous l'ordonne !
LE MOUSSE : Je vous suis...

SCENE 6
LE CAPITAINE SPLUSH
LE CUISINIER
LE SECOND
LE BORGNE
LE BOITEUX

LE CUISINIER : A LA SOUPE !!!!!!!!!!
LE BOITEUX : Depuis les coulisses Mon ventre gargouille ! Je suis là !
LE CUISINIER : Je ne vous vois pas !
LE BOITEUX : Arrivant Et là ?
LE CUISINIER : Je vous vois, en effet. Vous êtes là, devant moi.
LE BOITEUX : Devant vous.
LE CUISINIER : Oui, devant moi.
LE BOITEUX : Cela est fort étrange. Ma jambe en frissonnerait presque !
LE BORGNE : Que mange t on de bon aujourd'hui ?
LE CAPITAINE SPLUSH : De bon ? Haussant la voix De la soupe aux poissons pourris tout les jours et vous osez dire que cela est bon ?
LE BORGNE : Non, non !
LE CAPITAINE SPLUSH : Pourtant vous l'avez dit !
LE BORGNE : Et j'ai eu tort Capitaine.
LE CAPITAINE SPLUSH : : Hum...
LE SECOND : Arrivant Hum...
LE CUISINIER : Servant la soupe Bon appétit !
LE CAPITAINE SPLUSH : Bon appétit ? Criant Bon appétit ? Ce n'est pas bon, m'entendez vous ? Pas bon !!!!
LE SECOND : Mauvais.
LE BORGNE : Très mauvais !
LE BOITEUX : Trop mauvais !
LE CUISINIER : S’énervant Rooooooh, et puis j'en ai marre moi ! Je rends mon tablier !
LE BORGNE : Pourrais je m'en servir comme serviette ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Explosant Nooooooon ! Cuisinier, vous n'irez nul part !
LE CUISINIER : Boudant
LE CAPITAINE SPLUSH : Ici, c'est moi qui décide !
LE SECOND : Avec moi à ses cotés bien entendu...
LE CAPITAINE SPLUSH : Oui, mais c'est plus moi !
LE SECOND : Évidement, qui pourrait être au dessus de vous, Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Personne. Car c'est moi ! Je pars me coucher ! Débrouillez vous avec les restes de patates !
LE CUISINIER : Y a plus de patates Cap'taine !
LE CAPITAINE SPLUSH : Eh bien, mangez des pommes de terre, bande d'idiots ! Il sort
LE SECOND : Bon... Toi, le cuisinier, tu remet ton tablier ! Allez, plus vite que ça ! Hop hop hop !Toi, le borgne, tu... Tu vas me retrouver le mousse ! Y va nous éplucher une bonne centaine de pommes de terre !
LE CUISINER : Y a plus de pommes de terres.
LE SECOND : Eh bien fabriquez en bande d'empotés ! Allez hop hop hop ! Et toi le boiteux... Tu va venir avec moi dans ma cabine. J'ai A-BSO-LU-MENT besoin d'un nouvel avis pour mon poème ! Allez, hop hop hop, exécution !

SCENE 7 (les rideaux sont fermés)
Voix du CUISINIER
Voix du CAPITAINE SPLUSH

Voix de LE CUISINIER : Cocoricoooooooooo !
Voix du LE CAPITAINE SPLUSH : Qui est l'abruti qui a osé cocoricoter ?
Voix de LE CUISINIER : C'est moi Capitaine.
Voix du LE CAPITAINE SPLUSH : Va tout de suite m’éplucher des pommes de terre !

SCENE 8
LE CAPITAINE SPLUSH
LE SECOND

LE CAPITAINE SPLUSH : Cette histoire d'otage n'avance point, cher second.
LE SECOND : Ce dont elle aurait besoin, c'est d'un bon coup de pied au derrière pour la faire avancer.
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum... Peut être... Oui, peut être... Peut être sûrement...
LE SECOND : Je pense à une chose...
LE CAPITAINE SPLUSH : Et à quoi donc ?
LE SECOND : Je pense...
LE CAPITAINE SPLUSH : Oui ! Cela j'ai compris ! Vous pensez ! Mais entre nous, cher second... Tout les hommes pensent !
LE SECOND : Oui, assurément ! Quel belle déduction ! Vous avez raison Maitre !
LE CAPITAINE SPLUSH : Je le sais... Mais... A quoi pensiez vous ?
LE SECOND : Je pensais au prisonnier...
LE CAPITAINE SPLUSH : A l'otage, oui ! Mais ensuite ?
LE SECOND : Je pensais au prisonnier, et au fait qu'il ne veuille point parler !
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum hum...
LE SECOND : En effet Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum hum...
LE SECOND : Et je pensais aussi à une autre chose.
LE CAPITAINE SPLUSH : Qu'est ce donc ?
LE SECOND : Avez vous pensé a fouiller le prisonnier ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum hum... QU'ON FOUILLE L'OTAGE ! Et plus vite que ca ! Ordre du Capitaine !
LE SECOND : Sort - Criant Vous avez entendu le Maitre ? Fouillez le prisonnier ! Allez, hop hop hop !
Pause
LE CAPITAINE SPLUSH : Chantonne la chanson de Pirate des Caraïbes.
LE SECOND : Revient Hum...
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum, hum...
LE SECOND : Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Oui ?
LE SECOND : Vos hommes ont fouillé le prisonnier et on découvert ceci. Sort une carte.
LE CAPITAINE SPLUSH : Hum, hum... Cela est fort intéressant !
LE SECOND : Oui Maitre ! Cette carte va nous faire avancer !
LE CAPITAINE SPLUSH : Réfléchissant Vous m’êtes bien précieux mon ami.
LE SECOND : Moi ? Un ami ? Vous me flattez Maitre !
LE CAPITAINE SPLUSH : Peut être même plus qu'un ami mon ami...
LE SECOND : Quoi donc Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Un futur gendre ? Oui, oui assurément ! Allez, ne cachez pas votre jeu ! Je sens au fond de vous que ma superbe fille a une quelconque inclination sur vous !
LE SECOND : C'est trop d'honneur Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH : Vous la méritez ! Je le sens ! Renifle Oui ! Je le sens !
LE SECOND : Grimace dégouté Et moi je ne sens rien Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH : Rien ? Rien du tout ? Vraiment ? Reniflez encore voyons ! Comme ceci ! Renifle longuement
LE SECOND : Tente d'imiter le Capitaine en reniflant le vide Si ! Je sens... Une odeur de pourriture !
LE CAPITAINE SPLUSH : Non ! S’énervant NON !!!! Je sens que vous et ma fille êtes fait l'un pour l'autre !

SCENE 9
LE CAPITAINE SPLUSH
LE SECOND
THAIS

THAIS : Surgissant Quoi ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Feur, Hahaha !
THAIS : Oh ! Pauvre de moi ! Mon père devient fou ! Mais que dis-je ? Il était déjà fou ! Il le sera toujours ! Cessez de rire, cessez votre stupide jeu ! Cessez immédiatement ! Vous me faites honte...
LE CAPITAINE SPLUSH : Comment oses tu me prendre sur ce ton ?
THAIS : J'ai osé, car vos paroles ne m'ont pas du tout plu !
LE CAPITAINE SPLUSH : Mes paroles t on été désagréable ? Ce mariage ne te convint il donc pas ?
THAIS : Père... Vous ne voudriez tout de même pas que j'épousaille cet... homme ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Cet homme est mon ami ! Tu te marieras avec lui, c'est ton devoir !
THAIS : Jamais !
LE CAPITAINE SPLUSH : Oh que si ! Et d'ici peu !
THAIS : Jamais je n'épouserai ce vieux crouton dégarni à bord de ce vieux rafiot dont l'ancre est coincée au fond de ce foutu océan ! Mais la berge est proche ! Alors si l'envie me prend, je quitterai le navire !
LE CAPITAINE SPLUSH : Calme toi, ma chérie, enfin, voyons...
Le Second va se mettre au fond de la scène et compose un poème
THAIS : Me calmer ? Me calmer ? L'entendez vous ? Il veut que je me calme ! Ah, que vous êtes sot, mon pauvre père !
LE CAPITAINE SPLUSH : Je t'ordonne de te calmer !
THAIS : Jamais ! Vous m'entendez ? Jamais ! Je ne cesserai jamais de crier malheur !
LE CAPITAINE SPLUSH : Ma chérie...
THAIS : Je ne suis pas votre chérie ! Vous ne méritez même pas d’être mon père ! Un père obligeant sa fille d’épousailler un rat puant et qui récite à longueur de journées, des poèmes, plus ennuyants les uns que les autres ! Ah ! Que je suis malheureuse ! Bouhouhou...
LE CAPITAINE SPLUSH : Tes larmes ne me font rien !
THAIS : Si ! Elles pénètrent dans votre cœur, l'empoisonne et le noie dans un horrible chagrin ! Bouhouhou !
LE CAPITAINE SPLUSH : Tes larmes ne me feront JAMAIS rien !
THAIS : Si ! Un jour, elles vous rongeront l'âme, le corps et la... la...
LE SECOND : La conscience ?
THAIS : Oh, vous taisez vous ! C'est à cause de vous, et seulement de vous que tout cela se déroule ! C'est à cause de vous si je me vois dans l'obligation de vous épousailler ! Bouhouhou !
LE SECOND : S'approchant Écoutez plutôt ce doux poème que j'ai composé pour vous, milady :

Ses yeux en pleurent encore, accablés par ce profond chagrin,
Ses lèvres sont faites d'or, et un soleil brille en ce matin.

Ce soleil, éclatant, resplendissant de toute sa clarté,
C'est elle, réchauffant mon cœur tellement attristé.

Un ange, d'une pureté, d'une beauté, impossible à imaginer,
Un ange, tout droit sorti du jardin d’Éden et du paradis

Ô toi, mon amour de toujours...

THAIS : Tais toi chien de potence ! Je ne suis pas ton amour de toujours ! Un amour pour jamais plutôt !! Ton poème ne me fait rien ! Il ne me touche pas ! Tu comprends ? Il ne me fait rien du tout ! Pas le moindre effet ! Rien !!!
LE SECOND : Vous mentez, je le sens. Mon poème vous a touché ! Avouez le !
THAIS : Ainsi, vous croyez vraiment que je ressens quelque sentiments à votre égard ! L'amour vous aveugle ! Sort
LE CAPITAINE SPLUSH : Pose une main sur l'épaule Vous avez essayé mon ami...
LE SECOND : Et j'ai échoué, Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH : Alors persistez ! Vous êtes tombé, mais il faut vous relever à présent ! Je compte sur vous !
LE SECOND : Bien Maitre...
LE CAPITAINE SPLUSH : Je me retire à présent, vous laissant seul avec vos étranges pensées. Et lorsque l'envie vous prendra, vous pourrez peut être tenter de déchiffrer la carte !
LE SECOND : Bien Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH : Sort
LE SECOND : Me voilà seul à présent. Seul avec mes pensées. Seul avec mon âme, mon corps et ma conscience. Seul avec moi-même... Seul... Mais je dois me marier avec la fille du Maitre. Avec ou sans son consentement ! Il le faut ! Je dois rentrer dans l'estime du Maitre, être plus qu'un simple ami ! Il le faut ! Mais avant cela, Il prend la carte Je vais aller étudier la carte. Elle nous conduira au trésor, j'en suis persuadé !
Il sort

SCENE 10
LE CUISINIER
LE BOITEUX
LE BORGNE

LE CUISINIER : Qu'ai-je entendu ? Le second, ressentant de l'attirance pour la fille du Capitaine ? Cette peste ? Apercevant le boiteux dans un coin de la scène Eh ! Le boiteux !!
LE BOITEUX : Tu sais bien que je déteste que l'on m'appelle de cette façon.
LE CUISINIER : Je le sais, je le sais ! Mais écoute moi donc !
LE BOITEUX : Je t'écoute !
LE CUISINIER : J'ai surpris le second, bavardant avec sa conscience !
LE BOITEUX : Et que disait t-il ?
LE CUISINIER : Qu'il ressentait une profonde attirance envers la fille du Capitaine !
LE BOITEUX : Thais ? Mais elle n'a qu'une vingtaine d'années et le second en a... beaucoup ! Est ce vraiment vrai ?
LE CUISINIER : Je te le jure !
LE BOITEUX : Alors, là... Tu m'en bouches un coin !
LE BORGNE : Eh ! Le boiteux ! Viens donc m'aider !
LE BOITEUX : J'arrive !
Le cuisinier sort
LE BORGNE : Tiens, aide moi à tirer l'ancre.
LE BOITEUX : Nos efforts resteront inutiles ! Cela fait des lunes que nous essayions en vain de débloquer cette satanée ancre, mais elle reste obstinément coincée au fond de l'océan ! Heureusement que l'île est proche. Ainsi, nous pouvons nous rasssasier en eau et en vivre ! Mais cela est vraiment embêttant...
LE BORGNE : Et le Capitaine qui ne veut pas la couper. Il y tient trop, qu'il dit ! D'après les rumeurs, cette ancre aurait appartenu à l'un de ses lointains aïeuls, un pirate dont le nom n'a pas tardé à faire le tour de l'océan et qui...
LE BOITEUX : ...Écoute moi donc à la place ! Le cuisinier m'a conté une histoire fort étrange ! Le second, voudrait épousailler la fille du Capitaine !
LE BORGNE : Vraiment ? N'est ce pas encore une de tes fichues blagues qui ne font rire que toi ?
LE BOITEUX : Je te le jure !
LE BORGNE : Je te crois alors, mais cela reste cependant étrange.
LE BOITEUX : Oui... Étrange. Mais je dois y aller ! Courage mon ami, et ne laisse surtout pas cette ancre épuiser tes dernières forces !
LE BORGNE : Oui.
Le boiteux sort.

SCENE 11
THAIS
LE MOUSSE

THAIS : Tu te rends compte... Moi, toujours pas ! Mon père veut que j'épouse le second. Le second ! Ce vieux rat puant, tout rabougri ! Comment est possible ? Mais s'il croit que je vais m'incliner devant lui, il peut toujours rêver. Car tu es là, et tu t'opposeras à ce mariage, n'est ce pas.
LE MOUSSE : Bien entendu ! Tant que je serais là, ce mariage n'aura pas lieu ! Mais... ton père est le Capitaine tout de même ! Et j'obéis au Capitaine !
THAIS : Capitaine de quoi ? D'un vieux rafiot dont l'ancre est accroché au fin fond de ce sinistre océan ? Nous commençons à manquer de vivre et les matelots en on marre. Ils ont soif d'aventures, mais mon père ne leur en donne pas ! L'espoir est au plus bas. Tss Tss... Il se retrouvera bientôt seul. On l'abandonnera ! On nagera jusqu'a l'île, nous construirons un bateau pour repartir et lui, on le laissera seul à bord de son navire, solitaire... Sans espoir...
LE MOUSSE : Tant qu'il y aura de la vie, il y aura de l'espoir.
THAIS : Tu es poète en plus... Hum... Tu es si charmant avec moi, je t'attire, je le sais, mais évite de le montrer à mon père, tu comprends. Je pense qu'il verra d'un très mauvais œil TES escapades nocturnes pour venir me chercher et m'emmener sur le pont du bateau au clair de lune.
LE MOUSSE : Je ne voudrait pas que vous soyez punie par ma faute ! Et je...
THAIS : Je le sais que tu m'aimes. Ce n'est pas la peine de le dire, tu le sais bien pourtant ! Mon cœur t'appartiens !
LE MOUSSE : Mmh...
THAIS : Quoi "Mmmh" ? Qu'est ce que ca veut dire ? Tu me caches quelques chose !
LE MOUSSE : Non, non !
THAIS : Si, si ! Tes yeux mentent ! Et je deteste qu'on me mente ! Dis moi la verité !
LE MOUSSE : C'est que... j'aimerais beaucoup que demain, nous nous voyions, au même endroit, sur le pont du bateau ! Qu'en dites vous Thais ? Vers 22 heures, cela vous convient t-il ?
THAIS : Mmmh... Je te fais de l'effet... Je savais bien que tu ne resisterais pas longtemps ! Mon charme est tellement... L'entoure de ses bras
LE MOUSSE : Au public Je vais profiter de la situation dans ce cas ! A Thais Je dois y aller !
THAIS : Dis moi que tu m'aimes ! S'il te plait ! Je t'aime ! Je te le dit ! Dis le moi, toi aussi !
LE MOUSSE : Demain... Et apporte moi la corde qui se trouve dans la chambre de votre père.
THAIS : Mais pourquoi faire ?
LE MOUSSE : C'st une surprise que je vous reserves Thais... Pour notre premier baiser !
THAIS : Alors je n'y manquerais pas ! Je serais là, avec la corde !
LE MOUSSE : A demain... Il sort

SCENE 12
LE CAPITAINE SPLUSH
LE SECOND
LE CUISINIER
LE BOITEUX
LE BORGNE

LE CAPITAINE SPLUSH : Hum... Chers matelots, je dois vous annoncer une importante nouvelle !
LE BORGNE : Enfin une bonne nouvelle...
LE CAPITAINE SPLUSH : En effet, j'ai eu la sublime idée de faire fouiller l'otage !
LE BOITEUX : Et qu'avez vous trouvé ?
LE CAPITAINE SPLUSH : Une carte ! Une carte, entendez vous ?
LE BORGNE : Nous entendons, en effet !
LE BOITEUX : Mais que dit elle, cette carte !
LE CAPITAINE SPLUSH : Elle ne dit rien, car elle ne possède point de bouche, mais le second l'étudie en ce moment même !
LE CUISINIER : Tout cela est fort intéressant, mais, mon ventre gargouille !
LE CAPITAINE SPLUSH : Eh bien, il gargouillera encore quelques minutes, car je vais m'informer auprès du second sur la signification de la carte ! Il sort
LE BORGNE : Étrange cette histoire...
LE BOITEUX : Étrange, en effet !
LE CUISINIER : Eh bien moi, je meurs de faim !
LE BOITEUX : Mourrez en silence je vous prie mon ami ! Il m’insupporte d'entendre vos interminables gémissements !
LE CAPITAINE SPLUSH : Me revoilà !
LE CUISINIER : Enfin !
LE CAPITAINE SPLUSH : Le second n'a toujours pas réussi à déchiffrer la carte... Il va aller s'informer auprès de l'otage pour essayer d'en comprendre la signification !
LE SECOND : Arrivant
LE CUISINIER : Cher second, pourriez vous faire parvenir en même temps, ce bol de... soupe ? Au prisonnier.
LE SECOND : Non. Je ne voudrais surement pas me salir les mains avec du ragout ! Repart

SCENE 13
LE PRISONNIER
LE SECOND

LE PRISONNIER : Vous êtes là, je le sens. Inspire profondément Oui ! Je le sens ! Vous êtes là ! Montrez vous !
LE SECOND : Je suis là, en effet !
LE PRISONNIER : L'obscurité à aiguisé mes sens de perception.
LE SECOND : Intéressant... Mais peut m'importe ! Entre nous, cette carte, quel en est la signification ? Elle m'intrigue, elle me hante... Je n'en peux plus de ne pas savoir !
LE PRISONNIER : Je n'en peux plus, moi aussi, voyez vous, d'être, interrogé chaque jour, sans avoir la moindre notion du temps, du jour de la nuit. Depuis quand n'ai-je pas revu le soleil.
LE SECOND : Surement très longtemps.
LE PRISONNIER : Trop longtemps ! Laissez moi sortir et j'éclairerai vos lanternes !
LE SECOND : C'est un marché auquel je pourrais réfléchir en effet...
LE PRISONNIER : Maintenant ! Je veux voir la Lune maintenant !
LE SECOND : Allons, allons. Vous serez bientôt libre. Vous pourrez bientôt vous envoler ! Et vous pourrez de nouveau embrasser votre tendre épouse !
LE PRISONNIER : Oui... Elle doit m'attendre en vain... Scrutant chaque soir l'océan, esperant voir un point noir sur la mer...
LE PRISONNIER : Je veux revoir la Lune... Et le soleil ! Ma vie...
LE SECOND : Une vie emplie de trésors.
LE PRISONNIER : Des trésors qui m'appartiennent... Et vous voulez les voler. Cela ne vous suffit donc pas de m'avoir volé à mon épouse ? Vous voulez aussi me voler mes seuls biens ? Je veux revoir la Lune !
LE SECOND : Dites moi la signification de cette carte et vous pourrez à nouveau observer la clarté de la Lune se reflétant sur la mer. Son halo est d'une radieuse et sublime beauté. Dites moi tout et les étoiles éclaireront votre visage et demain, le soleil vous éblouira, tandis que vous ramerez sur l'océan, pour rentrer dans votre triste demeure !
LE PRISONNIER : Je serai libre ? Libre de mes actes ? Libre de mes faits ?
LE SECOND : Libre !
LE PRISONNIER : Eh bien....
LE CUISINIER : Entrant Eh le prisonnier ! Voilà ta succulente soupe ! Je te laisse tranquillement et silencieusement savourer son gout exquis. Apercevant le second Hum, hum... Je dois te laisser !
LE SECOND : En effet. Votre présence m’insupporte !
LE CUISINIER : Alors je m'en vais. Sort
LE SECOND : Vous disiez, mon ami ?
LE PRISONNIER : Je disais que l'obscurité m'insupportait, à moi aussi ! Voir la lumière me tarde ! Je n'en peux plus d'attendre ! Je vous révélerais le secret de ma carte, là haut sur le pont, pour voir la Lune éclairer vos yeux. Vos yeux avares de vérité... Mais quelle heure est t-il ?
LE SECOND : 22 h 55 ? Pourquoi donc ?
LE PRISONNIER : Pour m'informer de la rotation des étoiles bien sur ! Mais...
LE SECOND : Laissez moi vous défaire de vos liens mon ami.
LE PRISONNIER : C'est fort aimable à vous !


SCENE 14
THAIS
LE MOUSSE

LE MOUSSE : As tu la corde ?
THAIS : Oui, je l'ai. Mais tu ne penses qu'a ça ? Penses un peu à notre amour. A notre premier baiser... Mais... A quoi va t-elle servir cette corde ?
LE MOUSSE : Tu le sauras très bientôt. Quelle heure est t-il ?
THAIS : 22 h 55 ! Regarde, il suffit de le lire dans les étoiles ! Tu ne le savais donc pas ?
LE MOUSSE : Non, non... Mais il importe ! Il sera bientôt là.
THAIS : Qui ?
LE MOUSSE : Personne...
THAIS : Tu me caches des choses. Je deteste ça et tu le sais bien !
LE MOUSSE : Tout sera bientôt fini ! Tu comprendras alors tout !
THAIS : Pourquoi pas maintenant ? Je deteste attendre ! Je deteste les secrets ! Je deteste...
LE MOUSSE : Chuuut... Regarde la Lune. Ecoute ce silence...
THAIS : Je vais fermer les yeux...
LE MOUSSE : Tu semble endormie. Tu es si belle... La Lune se reflete sur ton visage...
THAIS : Continue...J'aime qu'on me fasse des compliments. J'aime qu'on me caresse.
LE MOUSSE : Je caresserais bientôt tes lèvres... Attend encore un peu.
THAIS : J'attend... Mais ne t'arette pas. Ne cesse pas de me chuchoter, de me murmurer ces douces paroles qui ont le don de me reconforter au plus haut point !
Voix du Second : Voilà, êtes vous mieux à présent ?
LE MOUSSE : Chuchotant Le second viens par ici ! Cachons nous vite ! S'il nous trouve ici, il...
THAIS : Cela m'exite ! J'en ai des frissons dans le dos !
Il partent se cacher

SCENE 15
LE PRISONNIER
LE SECOND

LE PRISONNIER : La Lune.... Oh ! Par ma foi ! Tant de nuits, tant de jours se sont écoulés avant que je ne la revoie ! Elle ! La Lune... Elle brille aussi pour elle...
LE SECOND : Votre épouse ?
LE PRISONNIER : Elle même. Celle pour qui je vis, à chaque triste minutes de ma misérable existence. Celle à qui je pense en permanence, le jour, la nuit et lorsque la Lune s'offre à mes yeux. Ma tendre épouse...
LE SECOND : Et la carte ?
LE PRISONNIER : La carte ?
LE SECOND : Oui ! Elle même ! La Carte ! Quel en est la signification ?
Pause
LE PRISONNIER : La Carte ?
LE SECOND : Oui ! La Carte ! Celle qui mène au trésor !
LE PRISONNIER : Mmmh... Cette carte là !
LE SECOND: Oui ! Et depechez vous ! Je n'en peut plus d'attendre !
LE PRISONNIER : Vous attendrez encore bien quelques minutes. Je veux contempler pleinement la Lune et revoir son visage. Mon épouse... Ma douce épouse... Ferme les yeux
LE SECOND : Comment voulez vous voir la Lune si vous fermez les yeux ?
LE PRISONNIER : Émergeant Je la voie dans mes pensées. Sa lumière brille avec tellement de puissance qu'elle transperce mes paupières. Mais... Quelle heure est il ?
LE SECOND : 11 h 01 ? Mais pourquoi donc ? Au et puis, au diable votre Lune ! Maintenant, revelez moi le secret de la Carte ou vous ne reverrez jamais votre tendre épouse !
LE MOUSSE : Si ! Il l'a reverra ! Assome le Second
LE PRISONNIER : C'est toi ?
LE MOUSSE : C'est moi...
LE PRISONNIER : Tu as une minute de retard.
LE MOUSSE : Peut etre... Mais le trésor nous attend toujours !
LE PRISONNIER : Il est sur l'île ?
Le Mousse hoche la tête
LE PRISONNIER : Tuas fait un merveilleux boulot ! Je suis tellement fier que tu sois mon épouse.
LE MOUSSE : Quelle femme ne reverait donc pas de...
THAIS : Surgissant Mais...
LE MOUSSE : La corde est derrière elle...
LE PRISONNIER : Je m'en occupe ! Il attache Thais à un poteau avec la corde.
THAIS : Au secours ! A l'aide ! A l'aide !
Le prisonnier lui met un baillon.
LE PRISONNIER : Voilà ce qu'il te dit, le chien galeux !
LE MOUSSE : S'approchant Thais... Je suis désolé que tout se finisse ainsi. Comme tu as pu le remarquer, je ne suis pas celui que tu croit. Mes courbes masculines t'ont enduites en erreur. J'espere qu'un jour tu me pardonneras. Lui fait un bisou sur la joue Maintenant nous partons chercher notre trésor. Celui que nous recherchons depuis tant d'années. Celui que ton père veut. Celui que l'équipage de la peronelle veut. Il est sur cette île, là bas. Nous couperons l'ancre et votre navire ira à la dérive. J'espere que tu sauras oublier tout les malheurs que je t'ai causé en tentant de sauver mon mari. Voilà... J'espere qu'un jour, tu trouveras l'amour, même si l'homme de tes reves n'est pas sur ce navire. Adieu à present.
Le Mousse et Le Prisonnier sortent.

SCENE 16
LE SECOND
THAIS

LE SECOND : Se reveillant Que s'est il passé ?
THAIS : Mmmmh, Mmmmmh !
LE SECOND : Miséricorde ! Tout va bien milady ?
THAIS : Se degageant Non, tout ne va pas bien. Mais j'ai déjà versé toutes les larmes de mon corps, alors, plus aucune ne coulera.
LE SECOND : Que s'est il passé ?
THAIS : Le mousse est une fille et elle s'est enfui avec le prisonnier, qui est en fait son mari. Il sont parti chercher le trésor, sur l'île, qui n'est plus qu'un point sur l'horizon, car ils ont coupé la corde de l'ancre...
LE SECOND : Si vous avez besoind'une épaule pour vous reposer, je serais toujours là.
THAIS : Alors recitez moi un poème.
LE SECOND : Bien...
Pure cœur.
Innocent corps,
Angélique visage
Blanche page.
Clairs pensées,
Secret partagé,
Douce utopie,
Radieuse vie.
Triste passé
L'accomplir,
Simple baiser,
Ton avenir...
THAIS : Pour moi ?
LE SECOND : Pour vous ! Se font un calin
THAIS : Et si nous partions ?
LE SECOND : Je ne peut pas... Votre père est mon Maitre.
THAIS : Alors liberez vous de son emprise ! Il ne vous a jamais demandé autant d'obéissance de votre part ! Vous etes soumis à lui...
LE SECOND : Je le sais...
THAIS : Alors liberez vous ! Detachez vous de l'arbre, de la peronelle. Vous êtes mur dsormais, et moi je vous attend, en bas, et je suis entrain de pourrir...
LE SECOND : Alors je vais me détacher !

SCENE 17 :
LE SECOND
THAIS
LE BORGNE
LE BOITEUX
LE CUISINIER
LE CAPITAINE SPLUSH

LE BORGNE : Arrivant J'ai une MA-GNI-FI-QUE nouvelle à vous annoncer !
LE BOITEUX : Arrivant Arrettez donc de brailler, vous m'avez réveiller !
LE CUISINIER : Arrivant Ah ! Ces cris m'insupportent !
LE CAPITAINE SPLUSH : Arrivant Qui a crié, en cette heure matinale ? Qui a osé me reveiller ? Moi, Capitaine Splush !
Ils designent tous le Borgne
LE BORGNE : Mais... ce n'est point moi, c'est juste que...
LE SECOND : Chuchotant Capitaine, je dois vous dire une chose... C'est que... J'ai pris ma vie en main !
LE CAPITAINE SPLUSH : Et tu crois que c'est le moment ?
LE SECOND : Non, mais...
LE BORGNE : Hum...
LE CAPITAINE SPLUSH : Bon, termine donc ta phrase, le borgne !
LE BORGNE : C'est juste que nous sommes repartis ! L'ancre s'est detachée !
LE CAPITAINE SPLUSH : Mais... C'est fantastique !! Tournée generale pour tout le monde !
LE CUISINIER : Capitaine, les cales sont vides !
LE CAPITAINE SPLUSH : Eh bien allons aborder ce navire, que nous apercevons au loin, là bas ! Et depechez vous ! Hissez les voiles !
LE BOITEUX : Capitaine, il n'y a plus de voiles.
LE BORGNE : Elles ont été emportées par le vent lors de la dernière tempete !
LE CAPITAINE SPLUSH : Eh bien ramez, bande de moules !! La peronelle est de retour !

Le rideau se referme lors de la dernière phrase du Capitaine

SCENE 18 (OU SCENE DERNIERE) (Rideau fermé)

Voix du Capitaine : Où est l'ancre ? Criant Où est l'ancre ? Repondez !
Voix de Borgne : Je crois qu'elle est restée au fon de l'océan Capitaine...
Voix du Capitaine : Quoi ? Elle est restée là bas ? L'ancre de mon fier aïeul ? Vous l'avez laissez là bas ! Demi tour ! Demi tour ! Virez de bord ! Plus vite que ça !
Voix du Boiteux : Capitaine, le vent est trop fort !
Voix du Capitaine : Non ! Je ne peut pas m'avouer vaincu ! Attendez moi là, je vais la chercher ! Je saute dans le canot de sauvetage !
Bruit d'un "Spluuuush"
Voix de Thais : Criant PAPAAAAAAAAA !!!
Voix du Second : Hum... Le canot de sauvetage, c'est pas le mousse et le prisonnier qui l'ont embarqué ?



8 commentaires:

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  2. J'ai pas encore tout lu, car je dois faire mes devoirs, mais c'est trèèèèèès drôle!!!!!

    Bon, il fait que j'aille faire mes devoirs!
    Je me réjouis de lire la suite.

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    1. Merci Papergirl !
      Tu me diras ce que tu en penses à la fin !!

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  3. HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !
    C'était mon avis sur ta pièce ça ;) Et vu que j'ai franchement la flemme de te faire un roman de critique dessus (désolé), retiens juste ça : c'était génial, très drôle, dans un style parfaitement approprié, sans trop de personnages ni pas assez, bref, parfait ! Bravo ma Yodach ! J'aurais adoré te voir jouer dedans xD

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    1. Merchiiiiii !
      Ça me fait vraiment très plaisir :)
      C'est trop gentil ♥

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