Oui ?
Dans ce cas, je vous poste ma toute première création, une pièce de théatre du nom de...
*roulement de tambour*
La Péronnelle !!!
Place à la danse :
*********************************************************************
LA
PÉRONNELLE
CAPITAINE
SPLUSH
LE
SECOND
THAIS
LE
MOUSSE
LE
PRISONNIER
LE
CUISINIER
LE
BORGNE
LE
BOITEUX
SCENE
1
CAPITAINE
SPLUSH
LE
SECOND
CAPITAINE
SPLUSH : Alors, a t-il parlé ? A t-il daigné ouvrir sa misérable
bouche pour enfin nous conter la pure vérité ?
LE
SECOND : Non Maitre, il se refuse à nous. Il ne daigne point
comprendre qui as gagné le jeu !
CAPITAINE
SPLUSH : Il se refuse... Comment ose t-il se refuser cet otage ?
LE
SECOND :Maitre, ce n'est point un otage ! C'est un prisonnier.
LE CAPITAINE SPLUSH
: De guerre !
LE SECOND : Non
Maitre, de mer !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum, hum... Un prisonnier de mer ! Oui, c'est cela ! Et donc il n'a
toujours pas parlé ce prisonnier ?
LE SECOND : Oui
Maitre, il n'a toujours pas parlé...
CAPITAINE
SPLUSH : Hum... Alors puisque qu'il n'a toujours pas parlé ce
misérable vermisseau ! Il va...
LE
SECOND : Il va ?
CAPITAINE
SPLUSH : Il va...
LE
SECOND : Périr ?
CAPITAINE
SPLUSH : Oui ! Pourrir !
LE
SECOND : Non Maitre, j'ai dit : périr.
CAPITAINE
SPLUSH : Et moi je dit : pourrir ! Ce misérable otage va pourrir !
LE
SECOND : Bien Maitre. Ce misérable va pourrir. Criant Qu'on
fasse pourrir le prisonnier ! Pause - Au Capitaine Vous
avez entièrement raison Maitre. Vous avez toujours raison, car vous
êtes le Maitre ! Mon Maitre ! Mon...
CAPITAINE
SPLUSH : Je sais... Mais trêve de bavardages insignifiants ! Allez
donc me chercher le petit mousse ! Je veux et j'exige qu'il tente sa
chance auprès de l'otage avant qu'il ne pourisse !
LE
SECOND : Bien Maitre, je vais le chercher à present.
LE
CAPITAINE SPLUSH :
Retire
toi donc.
SCENE
2
LE SECOND
LE MOUSSE
LE BORGNE
LE SECOND : Où est
donc le petit mousse ? Saurais tu le trouver, avec comme seul allié,
ton unique œil, le borgne ?
LE BORGNE : Oui, je
saurais trouver ce jeune homme ! Mais que doit il faire, ce pauvre
garçon ?
LE SECOND : Il doit
!
LE BORGNE : Que doit
il ?
LE SECOND : Il doit
accourir au plus vite auprès de moi ! Tachez de le retrouver et de
le faire parvenir au plus vite à mes cotés !
LE BORGNE : s'en
allant Pauvre petit, qu'a t-il fait ? Criant Le Mousse !
Le mousse ! Où es tu donc, fichu garçon ?! Je perds mon misérable
temps par ta faute ! Montre toi !
LE MOUSSE : Arrivant
Je suis là, j’accours au plus vite ! Qui y'a t-il ?
LE BORGNE : Il y a
que le second voudrait te voir !
LE MOUSSE : Moi ?!
LE BORGNE : Oui, toi
! Vois tu quelqu’un d'autre ici, sur ce pont, à bord de la
péronnelle ?
LE MOUSSE : Non...
LE BORGNE : Alors
dépêche toi !
LE MOUSSE : Oui...
SCENE
3
LE MOUSSE
LE SECOND
LE MOUSSE : Ah par
ma foi ! J’espère au plus profond de moi même que le bras droit,
si intelligent soi t-il, du capitaine n'a pas découvert mon piètre
déguisement ! Je n'aurai jamais du embarquer... Et puis l'ancre
semble coincée au fond de la mer. Les côtes ne sont pas loin car
nous percevons des cris de mouettes sur le pont. Mais pourquoi ?
Pourquoi ai-je embarqué ? Pourquoi je suis je engagée ? C'est une
noble cause en effet, mais une femme ne pouvait s'engager à bord
d'un bateau. Alors, j'ai pris le vieux couteau de mon aïeul, et
d'une main experte, je me suis tranché les cheveux. Ils ne
repousseront pas de sitôt, croyez moi ! Mais alors... Pourquoi le
second m'a t-il fait demander ? M'a t-il découvert ? Ai-je fait
quelque petite chose de mal ?
Oooh, et puis crotte
! Cessons ce jeu idiot. Je dois stopper cette envie de parler avec ma
conscience bon dieu ! Mais je n'y arrive pas... J'ai si peur ! J'ai
peur pour moi, et peur pour lui ! J'ai peur qu'il ne le maltraite...
LE SECOND : Arrivant
Hum... Le mousse, va donc interroger le prisonnier ! Et dépeche
toi donc !
SCENE
4 (Dans le noir de la cave du bateau)
LE BOITEUX
LE PRISONNIER
LE MOUSSE
LE PRISONNIER : Ô
que je suis malheureux ! Le sort n'a pas été favorable avec moi !
Pauvre de moi ! Criant Pauvre de moi ! Miséricorde...
LE BOITEUX : Silence
!
LE PRISONNIER :
Jamais !
LE BOITEUX : Dites
nous où est caché le trésor et vous serez libre !
LE PRISONNIER :
Jamais !
LE BOITEUX : Le
second m'avait prévenu. Sachez que je me fait grande violence et que
j'éprouverai à jamais la pitié nécessaire par ce geste impur que
je vais dans quelques instants commettre !
LE PRISONNIER : Vous
êtes sans cœur, ni âme !
LE BOITEUX : Écrase
le pied de l'otage Alors ? Allez vous parler maintenant ?
LE PRISONNIER :
Rigolant (au public) AhAhAh ! Qu'il est sot ! (au boiteux)
AAAAAH ! Je souffre !
LE BOITEUX : Allez
vous parler ?
LE PRISONNIER : La
douleur m'importe peu. Je ne parlerai jamais !
LE MOUSSE : Entrant
Le second m'a ordonné de te relayer le boiteux !
LE BOITEUX : Tu sais
bien que je déteste que l'on m'appelle de cette façon !
LE MOUSSE : Je le
sais, mais tu es boiteux, c'est un fait !
LE BOITEUX : Non !
Je ne suis pas boiteux ! Ma jambe refuse seulement de m’obéir !
LE MOUSSE : Sûrement
sa crise d'adolescence !
LE BOITEUX : Peut
etre. Mais il importe ! J'ai hate de voir de quelle facon va tu t'en
sortir avec le prisonnier !
LE MOUSSE : Le
devoir vous appelle surement là haut !
LE BOITEUX : Non, je
suis libre ce soir de toute obligation !
LE MOUSSE : Bien...
Dans ce cas restez, mais n'hésitez pas à partir si vous trouvez
cela trop ennuyant !
Pause
LE
MOUSSE : Je dois vous interroger.
LE
PRISONNIER : Votre voix me rappelle quelqu'un...
LE
MOUSSE : Toussant Sûrement
pas ! Mais il est tard, et je dois faire vite !
LE PRISONNIER : Le
soir ? Déjà ? Et moi qui croyait que le soleil brillait encore bien
haut dans le ciel, éblouissant !
LE MOUSSE : Non. Le
soleil s'est couché il y a maintenant deux heures. Le ciel devient
noir et les étoiles apparaissent.
LE PRISONNIER :
Vraiment ?
LE MOUSSE : Puisque
je vous le dit ! Hier encore, plusieurs étoiles filantes ont
parcouru le ciel et j'ai même pu observer une comète dans ce sombre
infini. Cela me rappelle de superbes moments. Du temps où mon
mari... euh, ma femme était près de moi. Nous nous couchions dans
l'herbe et nous regardions le ciel...
LE PRISONNIER :
Murmurant La Galaxie...
LE BOITEUX : Vous
derivez le mousse ! Allez en au fait !
LE MOUSSE : Je ne
suis pas ici pour parler avec vous d'astrologie.
LE PRISONNIER :
Surement de l'astronomie dans ce cas !
LE MOUSSE : Non ! Je
suis ici, devant vous, pour vous interroger ! Vous devez nous conter
la pure verité !
LE PRISONNIER : Vous
aussi alors, êtes de leur coté... Ô ! Que je suis malheureux,
emprisonné, dans ce triste lieu, enchainé à cette chaise de bois
qui a été ma seule compagne ces derniers jours ! Et vous ! Un par
uns, êtes venu, m'interroger sur le plus grand de mes secrets ! Sur
ma vie ! Ma vie privée ! Vous comprenez mon désarroi... Je n'en
peut plus de ce noir infini, de ce sombre néant qui m’enveloppe
chaque jour !
LE MOUSSE :
Répondez...
LE PRISONNIER :
Jamais !
LE BOITEUX : Bon, je
vois tu t'en sors aussi mal que moi ! Je m'en vais à present !
Pause
LE MOUSSE : Il est
parti... Je suis là pour te...
SCENE
5
THAIS
LE MOUSSE
THAIS : Entrant
Mi amore ? Tu es ici ?
LE MOUSSE : Grognant
Oui, je suis là.
THAIS : Ici ? Dans
cet endroit pouilleux au coté d'un chien galeux ramassé par mon
père ?! Yeeeeerk ! Grimace Partons d'ici au plus vite et
profitons de la clarté de la lune, dehors.
LE MOUSSE : Le
devoir m'attend ici. Je dois interroger le prisonnier et...
Après-demain, 11 heures, sur le pont !
THAIS : Quoi ?
Demain 11 heures, sur le pont ?
LE MOUSSE : Ce n'est
rien... Continuez.
THAIS : Eh bien en
tant que fille du capitaine, je vous libère de toutes vos taches !
Venez avec moi, sur le pont du bateau. On dit que c'est sur les eaux,
un soir de pleine lune que deux jeunes gens trouveront l'amour
ensemble.
LE MOUSSE : Un amour
que je ne mérite point.
THAIS : Je vous
mérite. Cessez de vous tourmenter et profitez de la passion que je
vous offre.
LE MOUSSE : Je ne
sais point. C'est un choix difficile pour moi, simple petit mousse.
THAIS : Vous êtes
simple. Mais grâce à moi, vous ne le serez plus ! Venez avec moi,
là haut...
LE MOUSSE : Je ne
peux point.
THAIS : Je vous
l'ordonne !
LE MOUSSE : Je vous
suis...
SCENE
6
LE CAPITAINE
SPLUSH
LE CUISINIER
LE SECOND
LE BORGNE
LE BOITEUX
LE CUISINIER : A LA
SOUPE !!!!!!!!!!
LE BOITEUX : Depuis
les coulisses Mon ventre gargouille ! Je suis là !
LE CUISINIER : Je ne
vous vois pas !
LE BOITEUX :
Arrivant Et là ?
LE CUISINIER : Je
vous vois, en effet. Vous êtes là, devant moi.
LE BOITEUX : Devant
vous.
LE CUISINIER : Oui,
devant moi.
LE BOITEUX : Cela
est fort étrange. Ma jambe en frissonnerait presque !
LE BORGNE : Que
mange t on de bon aujourd'hui ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: De bon ? Haussant la voix De la soupe aux poissons pourris
tout les jours et vous osez dire que cela est bon ?
LE BORGNE : Non, non
!
LE CAPITAINE SPLUSH
: Pourtant vous l'avez dit !
LE BORGNE : Et j'ai
eu tort Capitaine.
LE CAPITAINE SPLUSH
: : Hum...
LE SECOND : Arrivant
Hum...
LE CUISINIER :
Servant la soupe Bon appétit !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Bon appétit ? Criant Bon appétit ? Ce n'est pas bon,
m'entendez vous ? Pas bon !!!!
LE SECOND : Mauvais.
LE BORGNE : Très
mauvais !
LE BOITEUX : Trop
mauvais !
LE CUISINIER :
S’énervant Rooooooh, et puis j'en ai marre moi ! Je rends
mon tablier !
LE BORGNE : Pourrais
je m'en servir comme serviette ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Explosant Nooooooon ! Cuisinier, vous n'irez nul part !
LE CUISINIER :
Boudant
LE CAPITAINE SPLUSH
: Ici, c'est moi qui décide !
LE SECOND : Avec moi
à ses cotés bien entendu...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Oui, mais c'est plus moi !
LE SECOND :
Évidement, qui pourrait être au dessus de vous, Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Personne. Car c'est moi ! Je pars me coucher ! Débrouillez vous
avec les restes de patates !
LE CUISINIER : Y a
plus de patates Cap'taine !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Eh bien, mangez des pommes de terre, bande d'idiots ! Il sort
LE SECOND : Bon...
Toi, le cuisinier, tu remet ton tablier ! Allez, plus vite que ça !
Hop hop hop !Toi, le borgne, tu... Tu vas me retrouver le mousse ! Y
va nous éplucher une bonne centaine de pommes de terre !
LE CUISINER : Y a
plus de pommes de terres.
LE SECOND : Eh bien
fabriquez en bande d'empotés ! Allez hop hop hop ! Et toi le
boiteux... Tu va venir avec moi dans ma cabine. J'ai A-BSO-LU-MENT
besoin d'un nouvel avis pour mon poème ! Allez, hop hop hop,
exécution !
SCENE
7 (les rideaux sont fermés)
Voix du CUISINIER
Voix du CAPITAINE
SPLUSH
Voix de LE CUISINIER
: Cocoricoooooooooo !
Voix du LE CAPITAINE
SPLUSH : Qui est l'abruti qui a osé cocoricoter ?
Voix de LE CUISINIER
: C'est moi Capitaine.
Voix du LE CAPITAINE
SPLUSH : Va tout de suite m’éplucher des pommes de terre !
SCENE
8
LE CAPITAINE
SPLUSH
LE SECOND
LE CAPITAINE SPLUSH
: Cette histoire d'otage n'avance point, cher second.
LE SECOND : Ce dont
elle aurait besoin, c'est d'un bon coup de pied au derrière pour la
faire avancer.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum... Peut être... Oui, peut être... Peut être sûrement...
LE SECOND : Je pense
à une chose...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Et à quoi donc ?
LE SECOND : Je
pense...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Oui ! Cela j'ai compris ! Vous pensez ! Mais entre nous, cher
second... Tout les hommes pensent !
LE SECOND : Oui,
assurément ! Quel belle déduction ! Vous avez raison Maitre !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Je le sais... Mais... A quoi pensiez vous ?
LE SECOND : Je
pensais au prisonnier...
LE CAPITAINE SPLUSH
: A l'otage, oui ! Mais ensuite ?
LE SECOND : Je
pensais au prisonnier, et au fait qu'il ne veuille point parler !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum hum...
LE SECOND : En effet
Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum hum...
LE SECOND : Et je
pensais aussi à une autre chose.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Qu'est ce donc ?
LE SECOND : Avez
vous pensé a fouiller le prisonnier ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum hum... QU'ON FOUILLE L'OTAGE ! Et plus vite que ca ! Ordre du
Capitaine !
LE SECOND : Sort
- Criant Vous avez entendu le Maitre ? Fouillez le prisonnier !
Allez, hop hop hop !
Pause
LE CAPITAINE SPLUSH
: Chantonne la chanson de Pirate des Caraïbes.
LE SECOND : Revient
Hum...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum, hum...
LE SECOND : Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Oui ?
LE SECOND : Vos
hommes ont fouillé le prisonnier et on découvert ceci. Sort une
carte.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum, hum... Cela est fort intéressant !
LE SECOND : Oui
Maitre ! Cette carte va nous faire avancer !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Réfléchissant Vous m’êtes bien précieux mon ami.
LE SECOND : Moi ? Un
ami ? Vous me flattez Maitre !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Peut être même plus qu'un ami mon ami...
LE SECOND : Quoi
donc Maitre ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Un futur gendre ? Oui, oui assurément ! Allez, ne cachez pas votre
jeu ! Je sens au fond de vous que ma superbe fille a une quelconque
inclination sur vous !
LE SECOND : C'est
trop d'honneur Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Vous la méritez ! Je le sens ! Renifle Oui ! Je le sens !
LE SECOND : Grimace
dégouté Et moi je ne sens rien Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Rien ? Rien du tout ? Vraiment ? Reniflez encore voyons ! Comme
ceci ! Renifle longuement
LE SECOND : Tente
d'imiter le Capitaine en reniflant le vide Si ! Je sens... Une
odeur de pourriture !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Non ! S’énervant NON !!!! Je sens que vous et ma fille
êtes fait l'un pour l'autre !
SCENE
9
LE CAPITAINE
SPLUSH
LE SECOND
THAIS
THAIS : Surgissant
Quoi ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Feur, Hahaha !
THAIS : Oh ! Pauvre
de moi ! Mon père devient fou ! Mais que dis-je ? Il était déjà
fou ! Il le sera toujours ! Cessez de rire, cessez votre stupide jeu
! Cessez immédiatement ! Vous me faites honte...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Comment oses tu me prendre sur ce ton ?
THAIS : J'ai osé,
car vos paroles ne m'ont pas du tout plu !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Mes paroles t on été désagréable ? Ce mariage ne te convint il
donc pas ?
THAIS : Père...
Vous ne voudriez tout de même pas que j'épousaille cet... homme ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Cet homme est mon ami ! Tu te marieras avec lui, c'est ton devoir !
THAIS : Jamais !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Oh que si ! Et d'ici peu !
THAIS : Jamais je
n'épouserai ce vieux crouton dégarni à bord de ce vieux rafiot
dont l'ancre est coincée au fond de ce foutu océan ! Mais la berge
est proche ! Alors si l'envie me prend, je quitterai le navire !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Calme toi, ma chérie, enfin, voyons...
Le Second va se
mettre au fond de la scène et compose un poème
THAIS : Me calmer ?
Me calmer ? L'entendez vous ? Il veut que je me calme ! Ah, que vous
êtes sot, mon pauvre père !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Je t'ordonne de te calmer !
THAIS : Jamais !
Vous m'entendez ? Jamais ! Je ne cesserai jamais de crier malheur !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Ma chérie...
THAIS : Je ne suis
pas votre chérie ! Vous ne méritez même pas d’être mon père !
Un père obligeant sa fille d’épousailler un rat puant et qui
récite à longueur de journées, des poèmes, plus ennuyants les uns
que les autres ! Ah ! Que je suis malheureuse ! Bouhouhou...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Tes larmes ne me font rien !
THAIS : Si ! Elles
pénètrent dans votre cœur, l'empoisonne et le noie dans un
horrible chagrin ! Bouhouhou !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Tes larmes ne me feront JAMAIS rien !
THAIS : Si ! Un
jour, elles vous rongeront l'âme, le corps et la... la...
LE SECOND : La
conscience ?
THAIS : Oh, vous
taisez vous ! C'est à cause de vous, et seulement de vous que tout
cela se déroule ! C'est à cause de vous si je me vois dans
l'obligation de vous épousailler ! Bouhouhou !
LE SECOND :
S'approchant Écoutez plutôt ce doux poème que j'ai composé
pour vous, milady :
Ses
yeux en pleurent encore, accablés par ce profond chagrin,
Ses
lèvres sont faites d'or, et un soleil brille en ce matin.
Ce
soleil, éclatant, resplendissant de toute sa clarté,
C'est
elle, réchauffant mon cœur tellement attristé.
Un
ange, d'une pureté, d'une beauté, impossible à imaginer,
Un
ange, tout droit sorti du jardin d’Éden et du paradis
Ô
toi, mon amour de toujours...
THAIS : Tais toi
chien de potence ! Je ne suis pas ton amour de toujours ! Un amour
pour jamais plutôt !! Ton poème ne me fait rien ! Il ne me touche
pas ! Tu comprends ? Il ne me fait rien du tout ! Pas le moindre
effet ! Rien !!!
LE SECOND : Vous
mentez, je le sens. Mon poème vous a touché ! Avouez le !
THAIS
: Ainsi, vous croyez vraiment que je ressens quelque sentiments à
votre égard ! L'amour vous aveugle ! Sort
LE CAPITAINE SPLUSH
: Pose une main sur l'épaule Vous avez essayé mon ami...
LE SECOND : Et j'ai
échoué, Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Alors persistez ! Vous êtes tombé, mais il faut vous relever à
présent ! Je compte sur vous !
LE SECOND : Bien
Maitre...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Je me retire à présent, vous laissant seul avec vos étranges
pensées. Et lorsque l'envie vous prendra, vous pourrez peut être
tenter de déchiffrer la carte !
LE SECOND : Bien
Maitre.
LE CAPITAINE SPLUSH
: Sort
LE SECOND : Me voilà
seul à présent. Seul avec mes pensées. Seul avec mon âme, mon
corps et ma conscience. Seul avec moi-même... Seul... Mais je dois
me marier avec la fille du Maitre. Avec ou sans son consentement ! Il
le faut ! Je dois rentrer dans l'estime du Maitre, être plus qu'un
simple ami ! Il le faut ! Mais avant cela, Il prend la
carte Je vais aller étudier la carte. Elle nous conduira au
trésor, j'en suis persuadé !
Il sort
SCENE
10
LE CUISINIER
LE BOITEUX
LE BORGNE
LE CUISINIER :
Qu'ai-je entendu ? Le second, ressentant de l'attirance pour la fille
du Capitaine ? Cette peste ? Apercevant le boiteux dans un coin de
la scène Eh ! Le boiteux !!
LE BOITEUX : Tu sais
bien que je déteste que l'on m'appelle de cette façon.
LE CUISINIER : Je le
sais, je le sais ! Mais écoute moi donc !
LE BOITEUX : Je
t'écoute !
LE CUISINIER : J'ai
surpris le second, bavardant avec sa conscience !
LE BOITEUX : Et que
disait t-il ?
LE CUISINIER : Qu'il
ressentait une profonde attirance envers la fille du Capitaine !
LE BOITEUX : Thais ?
Mais elle n'a qu'une vingtaine d'années et le second en a...
beaucoup ! Est ce vraiment vrai ?
LE CUISINIER : Je te
le jure !
LE BOITEUX : Alors,
là... Tu m'en bouches un coin !
LE BORGNE : Eh ! Le
boiteux ! Viens donc m'aider !
LE BOITEUX :
J'arrive !
Le cuisinier sort
LE BORGNE : Tiens,
aide moi à tirer l'ancre.
LE BOITEUX : Nos
efforts resteront inutiles ! Cela fait des lunes que nous essayions
en vain de débloquer cette satanée ancre, mais elle reste
obstinément coincée au fond de l'océan ! Heureusement que l'île
est proche. Ainsi, nous pouvons nous rasssasier en eau et en vivre !
Mais cela est vraiment embêttant...
LE BORGNE : Et le
Capitaine qui ne veut pas la couper. Il y tient trop, qu'il dit !
D'après les rumeurs, cette ancre aurait appartenu à l'un de ses
lointains aïeuls, un pirate dont le nom n'a pas tardé à faire le
tour de l'océan et qui...
LE BOITEUX :
...Écoute moi donc à la place ! Le cuisinier m'a conté une
histoire fort étrange ! Le second, voudrait épousailler la fille du
Capitaine !
LE BORGNE : Vraiment
? N'est ce pas encore une de tes fichues blagues qui ne font rire que
toi ?
LE BOITEUX : Je te
le jure !
LE BORGNE : Je te
crois alors, mais cela reste cependant étrange.
LE BOITEUX : Oui...
Étrange. Mais je dois y aller ! Courage mon ami, et ne laisse
surtout pas cette ancre épuiser tes dernières forces !
LE BORGNE : Oui.
Le boiteux sort.
SCENE
11
THAIS
LE MOUSSE
THAIS : Tu te rends
compte... Moi, toujours pas ! Mon père veut que j'épouse le second.
Le second ! Ce vieux rat puant, tout rabougri ! Comment est possible
? Mais s'il croit que je vais m'incliner devant lui, il peut toujours
rêver. Car tu es là, et tu t'opposeras à ce mariage, n'est ce pas.
LE MOUSSE : Bien
entendu ! Tant que je serais là, ce mariage n'aura pas lieu !
Mais... ton père est le Capitaine tout de même ! Et j'obéis au
Capitaine !
THAIS : Capitaine de
quoi ? D'un vieux rafiot dont l'ancre est accroché au fin fond de ce
sinistre océan ? Nous commençons à manquer de vivre et les
matelots en on marre. Ils ont soif d'aventures, mais mon père ne
leur en donne pas ! L'espoir est au plus bas. Tss Tss... Il se
retrouvera bientôt seul. On l'abandonnera ! On nagera jusqu'a l'île,
nous construirons un bateau pour repartir et lui, on le laissera seul
à bord de son navire, solitaire... Sans espoir...
LE MOUSSE : Tant
qu'il y aura de la vie, il y aura de l'espoir.
THAIS : Tu es poète
en plus... Hum... Tu es si charmant avec moi, je t'attire, je le
sais, mais évite de le montrer à mon père, tu comprends. Je pense
qu'il verra d'un très mauvais œil TES escapades nocturnes pour
venir me chercher et m'emmener sur le pont du bateau au clair de
lune.
LE MOUSSE : Je ne
voudrait pas que vous soyez punie par ma faute ! Et je...
THAIS : Je le sais
que tu m'aimes. Ce n'est pas la peine de le dire, tu le sais bien
pourtant ! Mon cœur t'appartiens !
LE MOUSSE : Mmh...
THAIS : Quoi "Mmmh"
? Qu'est ce que ca veut dire ? Tu me caches quelques chose !
LE MOUSSE : Non, non
!
THAIS : Si,
si ! Tes yeux mentent ! Et je deteste qu'on me mente ! Dis moi la
verité !
LE MOUSSE : C'est
que... j'aimerais beaucoup que demain, nous nous voyions, au même
endroit, sur le pont du bateau ! Qu'en dites vous Thais ? Vers 22
heures, cela vous convient t-il ?
THAIS : Mmmh... Je
te fais de l'effet... Je savais bien que tu ne resisterais pas
longtemps ! Mon charme est tellement... L'entoure de ses bras
LE MOUSSE : Au
public Je vais profiter de la situation dans ce cas ! A Thais
Je dois y aller !
THAIS : Dis moi que
tu m'aimes ! S'il te plait ! Je t'aime ! Je te le dit ! Dis le moi,
toi aussi !
LE MOUSSE :
Demain... Et apporte moi la corde qui se trouve dans la chambre de
votre père.
THAIS : Mais
pourquoi faire ?
LE MOUSSE : C'st une
surprise que je vous reserves Thais... Pour notre premier baiser !
THAIS : Alors je n'y
manquerais pas ! Je serais là, avec la corde !
LE MOUSSE : A
demain... Il sort
SCENE
12
LE CAPITAINE
SPLUSH
LE SECOND
LE CUISINIER
LE BOITEUX
LE BORGNE
LE CAPITAINE SPLUSH
: Hum... Chers matelots, je dois vous annoncer une importante
nouvelle !
LE BORGNE : Enfin
une bonne nouvelle...
LE CAPITAINE SPLUSH
: En effet, j'ai eu la sublime idée de faire fouiller l'otage !
LE BOITEUX : Et
qu'avez vous trouvé ?
LE CAPITAINE SPLUSH
: Une carte ! Une carte, entendez vous ?
LE BORGNE : Nous
entendons, en effet !
LE BOITEUX : Mais
que dit elle, cette carte !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Elle ne dit rien, car elle ne possède point de bouche, mais le
second l'étudie en ce moment même !
LE CUISINIER : Tout
cela est fort intéressant, mais, mon ventre gargouille !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Eh bien, il gargouillera encore quelques minutes, car je vais
m'informer auprès du second sur la signification de la carte ! Il
sort
LE BORGNE : Étrange
cette histoire...
LE BOITEUX :
Étrange, en effet !
LE CUISINIER : Eh
bien moi, je meurs de faim !
LE BOITEUX : Mourrez
en silence je vous prie mon ami ! Il m’insupporte d'entendre vos
interminables gémissements !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Me revoilà !
LE CUISINIER : Enfin
!
LE CAPITAINE SPLUSH
: Le second n'a toujours pas réussi à déchiffrer la carte... Il va
aller s'informer auprès de l'otage pour essayer d'en comprendre la
signification !
LE SECOND : Arrivant
LE CUISINIER : Cher
second, pourriez vous faire parvenir en même temps, ce bol de...
soupe ? Au prisonnier.
LE SECOND : Non. Je
ne voudrais surement pas me salir les mains avec du ragout ! Repart
SCENE
13
LE PRISONNIER
LE SECOND
LE PRISONNIER : Vous
êtes là, je le sens. Inspire profondément Oui ! Je le sens
! Vous êtes là ! Montrez vous !
LE SECOND : Je suis
là, en effet !
LE PRISONNIER :
L'obscurité à aiguisé mes sens de perception.
LE SECOND :
Intéressant... Mais peut m'importe ! Entre nous, cette carte, quel
en est la signification ? Elle m'intrigue, elle me hante... Je n'en
peux plus de ne pas savoir !
LE PRISONNIER : Je
n'en peux plus, moi aussi, voyez vous, d'être, interrogé chaque
jour, sans avoir la moindre notion du temps, du jour de la nuit.
Depuis quand n'ai-je pas revu le soleil.
LE SECOND : Surement
très longtemps.
LE PRISONNIER : Trop
longtemps ! Laissez moi sortir et j'éclairerai vos lanternes !
LE SECOND : C'est un
marché auquel je pourrais réfléchir en effet...
LE PRISONNIER :
Maintenant ! Je veux voir la Lune maintenant !
LE SECOND : Allons,
allons. Vous serez bientôt libre. Vous pourrez bientôt vous envoler
! Et vous pourrez de nouveau embrasser votre tendre épouse !
LE PRISONNIER :
Oui... Elle doit m'attendre en vain... Scrutant chaque soir l'océan,
esperant voir un point noir sur la mer...
LE PRISONNIER : Je
veux revoir la Lune... Et le soleil ! Ma vie...
LE SECOND : Une vie
emplie de trésors.
LE PRISONNIER : Des
trésors qui m'appartiennent... Et vous voulez les voler. Cela ne
vous suffit donc pas de m'avoir volé à mon épouse ? Vous voulez
aussi me voler mes seuls biens ? Je veux revoir la Lune !
LE SECOND : Dites
moi la signification de cette carte et vous pourrez à nouveau
observer la clarté de la Lune se reflétant sur la mer. Son halo est
d'une radieuse et sublime beauté. Dites moi tout et les étoiles
éclaireront votre visage et demain, le soleil vous éblouira, tandis
que vous ramerez sur l'océan, pour rentrer dans votre triste demeure
!
LE PRISONNIER : Je
serai libre ? Libre de mes actes ? Libre de mes faits ?
LE SECOND : Libre !
LE PRISONNIER : Eh
bien....
LE CUISINIER :
Entrant Eh le prisonnier ! Voilà ta succulente soupe ! Je te
laisse tranquillement et silencieusement savourer son gout exquis.
Apercevant le second Hum, hum... Je dois te laisser !
LE SECOND : En
effet. Votre présence m’insupporte !
LE CUISINIER : Alors
je m'en vais. Sort
LE SECOND : Vous
disiez, mon ami ?
LE PRISONNIER : Je
disais que l'obscurité m'insupportait, à moi aussi ! Voir la
lumière me tarde ! Je n'en peux plus d'attendre ! Je vous révélerais
le secret de ma carte, là haut sur le pont, pour voir la Lune
éclairer vos yeux. Vos yeux avares de vérité... Mais quelle heure
est t-il ?
LE SECOND : 22 h 55
? Pourquoi donc ?
LE PRISONNIER : Pour
m'informer de la rotation des étoiles bien sur ! Mais...
LE SECOND : Laissez
moi vous défaire de vos liens mon ami.
LE PRISONNIER :
C'est fort aimable à vous !
SCENE
14
THAIS
LE MOUSSE
LE MOUSSE : As tu la
corde ?
THAIS : Oui, je
l'ai. Mais tu ne penses qu'a ça ? Penses un peu à notre amour. A
notre premier baiser... Mais... A quoi va t-elle servir cette corde ?
LE MOUSSE : Tu le
sauras très bientôt. Quelle heure est t-il ?
THAIS : 22 h 55 !
Regarde, il suffit de le lire dans les étoiles ! Tu ne le savais
donc pas ?
LE MOUSSE : Non,
non... Mais il importe ! Il sera bientôt là.
THAIS : Qui ?
LE MOUSSE :
Personne...
THAIS : Tu me caches
des choses. Je deteste ça et tu le sais bien !
LE MOUSSE : Tout
sera bientôt fini ! Tu comprendras alors tout !
THAIS : Pourquoi pas
maintenant ? Je deteste attendre ! Je deteste les secrets ! Je
deteste...
LE MOUSSE :
Chuuut... Regarde la Lune. Ecoute ce silence...
THAIS : Je vais
fermer les yeux...
LE MOUSSE : Tu
semble endormie. Tu es si belle... La Lune se reflete sur ton
visage...
THAIS :
Continue...J'aime qu'on me fasse des compliments. J'aime qu'on me
caresse.
LE MOUSSE : Je
caresserais bientôt tes lèvres... Attend encore un peu.
THAIS : J'attend...
Mais ne t'arette pas. Ne cesse pas de me chuchoter, de me murmurer
ces douces paroles qui ont le don de me reconforter au plus haut
point !
Voix du Second :
Voilà, êtes vous mieux à présent ?
LE MOUSSE :
Chuchotant Le second viens par ici ! Cachons nous vite ! S'il
nous trouve ici, il...
THAIS : Cela m'exite
! J'en ai des frissons dans le dos !
Il partent se
cacher
SCENE
15
LE PRISONNIER
LE SECOND
LE PRISONNIER : La
Lune.... Oh ! Par ma foi ! Tant de nuits, tant de jours se sont
écoulés avant que je ne la revoie ! Elle ! La Lune... Elle brille
aussi pour elle...
LE SECOND : Votre
épouse ?
LE PRISONNIER : Elle
même. Celle pour qui je vis, à chaque triste minutes de ma
misérable existence. Celle à qui je pense en permanence, le jour,
la nuit et lorsque la Lune s'offre à mes yeux. Ma tendre épouse...
LE SECOND : Et la
carte ?
LE PRISONNIER : La
carte ?
LE SECOND : Oui !
Elle même ! La Carte ! Quel en est la signification ?
Pause
LE PRISONNIER : La
Carte ?
LE SECOND : Oui ! La
Carte ! Celle qui mène au trésor !
LE PRISONNIER :
Mmmh... Cette carte là !
LE SECOND: Oui ! Et
depechez vous ! Je n'en peut plus d'attendre !
LE PRISONNIER : Vous
attendrez encore bien quelques minutes. Je veux contempler pleinement
la Lune et revoir son visage. Mon épouse... Ma douce épouse...
Ferme les yeux
LE SECOND : Comment
voulez vous voir la Lune si vous fermez les yeux ?
LE PRISONNIER :
Émergeant Je la voie dans mes pensées. Sa lumière brille
avec tellement de puissance qu'elle transperce mes paupières.
Mais... Quelle heure est il ?
LE SECOND : 11 h 01
? Mais pourquoi donc ? Au et puis, au diable votre Lune ! Maintenant,
revelez moi le secret de la Carte ou vous ne reverrez jamais votre
tendre épouse !
LE MOUSSE : Si ! Il
l'a reverra ! Assome le Second
LE PRISONNIER :
C'est toi ?
LE MOUSSE : C'est
moi...
LE PRISONNIER : Tu
as une minute de retard.
LE MOUSSE : Peut
etre... Mais le trésor nous attend toujours !
LE PRISONNIER : Il
est sur l'île ?
Le Mousse hoche
la tête
LE PRISONNIER : Tuas
fait un merveilleux boulot ! Je suis tellement fier que tu sois mon
épouse.
LE MOUSSE : Quelle
femme ne reverait donc pas de...
THAIS : Surgissant
Mais...
LE MOUSSE : La corde
est derrière elle...
LE PRISONNIER : Je
m'en occupe ! Il attache Thais à un poteau avec la corde.
THAIS : Au secours !
A l'aide ! A l'aide !
Le prisonnier lui
met un baillon.
LE PRISONNIER :
Voilà ce qu'il te dit, le chien galeux !
LE MOUSSE :
S'approchant Thais... Je suis désolé que tout se finisse
ainsi. Comme tu as pu le remarquer, je ne suis pas celui que tu
croit. Mes courbes masculines t'ont enduites en erreur. J'espere
qu'un jour tu me pardonneras. Lui fait un bisou sur la joue
Maintenant nous partons chercher notre trésor. Celui que nous
recherchons depuis tant d'années. Celui que ton père veut. Celui
que l'équipage de la peronelle veut. Il est sur cette île, là bas.
Nous couperons l'ancre et votre navire ira à la dérive. J'espere
que tu sauras oublier tout les malheurs que je t'ai causé en tentant
de sauver mon mari. Voilà... J'espere qu'un jour, tu trouveras
l'amour, même si l'homme de tes reves n'est pas sur ce navire. Adieu
à present.
Le Mousse et Le
Prisonnier sortent.
SCENE 16
LE SECOND
THAIS
LE SECOND : Se
reveillant Que s'est il passé ?
THAIS : Mmmmh,
Mmmmmh !
LE SECOND :
Miséricorde ! Tout va bien milady ?
THAIS : Se
degageant Non, tout ne va pas bien. Mais j'ai déjà versé
toutes les larmes de mon corps, alors, plus aucune ne coulera.
LE SECOND : Que
s'est il passé ?
THAIS : Le mousse
est une fille et elle s'est enfui avec le prisonnier, qui est en fait
son mari. Il sont parti chercher le trésor, sur l'île, qui n'est
plus qu'un point sur l'horizon, car ils ont coupé la corde de
l'ancre...
LE SECOND : Si vous
avez besoind'une épaule pour vous reposer, je serais toujours là.
THAIS : Alors
recitez moi un poème.
LE SECOND : Bien...
Pure
cœur.
Innocent
corps,
Angélique
visage
Blanche
page.
Clairs
pensées,
Secret
partagé,
Douce
utopie,
Radieuse
vie.
Triste
passé
L'accomplir,
Simple
baiser,
Ton
avenir...
THAIS : Pour moi ?
LE SECOND : Pour
vous ! Se font un calin
THAIS : Et si nous
partions ?
LE SECOND : Je ne
peut pas... Votre père est mon Maitre.
THAIS : Alors
liberez vous de son emprise ! Il ne vous a jamais demandé autant
d'obéissance de votre part ! Vous etes soumis à lui...
LE SECOND : Je le
sais...
THAIS : Alors
liberez vous ! Detachez vous de l'arbre, de la peronelle. Vous êtes
mur dsormais, et moi je vous attend, en bas, et je suis entrain de
pourrir...
LE SECOND : Alors je
vais me détacher !
SCENE 17 :
LE SECOND
THAIS
LE BORGNE
LE BOITEUX
LE CUISINIER
LE CAPITAINE
SPLUSH
LE BORGNE : Arrivant
J'ai une MA-GNI-FI-QUE nouvelle à vous annoncer !
LE BOITEUX :
Arrivant Arrettez donc de brailler, vous m'avez réveiller !
LE CUISINIER :
Arrivant Ah ! Ces cris m'insupportent !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Arrivant Qui a crié, en cette heure matinale ? Qui a osé
me reveiller ? Moi, Capitaine Splush !
Ils designent
tous le Borgne
LE BORGNE : Mais...
ce n'est point moi, c'est juste que...
LE SECOND :
Chuchotant Capitaine, je dois vous dire une chose... C'est
que... J'ai pris ma vie en main !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Et tu crois que c'est le moment ?
LE SECOND : Non,
mais...
LE BORGNE : Hum...
LE CAPITAINE SPLUSH
: Bon, termine donc ta phrase, le borgne !
LE BORGNE : C'est
juste que nous sommes repartis ! L'ancre s'est detachée !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Mais... C'est fantastique !! Tournée generale pour tout le monde !
LE CUISINIER :
Capitaine, les cales sont vides !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Eh bien allons aborder ce navire, que nous apercevons au loin, là
bas ! Et depechez vous ! Hissez les voiles !
LE BOITEUX :
Capitaine, il n'y a plus de voiles.
LE BORGNE : Elles
ont été emportées par le vent lors de la dernière tempete !
LE CAPITAINE SPLUSH
: Eh bien ramez, bande de moules !! La peronelle est de retour !
Le rideau se
referme lors de la dernière phrase du Capitaine
SCENE 18 (OU
SCENE DERNIERE) (Rideau fermé)
Voix du Capitaine :
Où est l'ancre ? Criant Où est l'ancre ? Repondez !
Voix de Borgne : Je
crois qu'elle est restée au fon de l'océan Capitaine...
Voix du Capitaine :
Quoi ? Elle est restée là bas ? L'ancre de mon fier aïeul ? Vous
l'avez laissez là bas ! Demi tour ! Demi tour ! Virez de bord ! Plus
vite que ça !
Voix du Boiteux :
Capitaine, le vent est trop fort !
Voix du Capitaine :
Non ! Je ne peut pas m'avouer vaincu ! Attendez moi là, je vais la
chercher ! Je saute dans le canot de sauvetage !
Bruit d'un
"Spluuuush"
Voix
de Thais : Criant PAPAAAAAAAAA
!!!
Voix du Second :
Hum... Le canot de sauvetage, c'est pas le mousse et le prisonnier
qui l'ont embarqué ?
Des avis ?????
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerj' adore
RépondreSupprimerMerci ♥
SupprimerJ'ai pas encore tout lu, car je dois faire mes devoirs, mais c'est trèèèèèès drôle!!!!!
RépondreSupprimerBon, il fait que j'aille faire mes devoirs!
Je me réjouis de lire la suite.
Merci Papergirl !
SupprimerTu me diras ce que tu en penses à la fin !!
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !
RépondreSupprimerC'était mon avis sur ta pièce ça ;) Et vu que j'ai franchement la flemme de te faire un roman de critique dessus (désolé), retiens juste ça : c'était génial, très drôle, dans un style parfaitement approprié, sans trop de personnages ni pas assez, bref, parfait ! Bravo ma Yodach ! J'aurais adoré te voir jouer dedans xD
Merchiiiiii !
SupprimerÇa me fait vraiment très plaisir :)
C'est trop gentil ♥